Suzanne Fortier

12 mai 2017 par Marianne Prairie

De grandes pionnières du monde scientifique ont inspiré la principale de l’Université McGill à tracer sa voie, à sa façon.

SON MODÈLE: Des pionnières du milieu scientifique
UN EXEMPLE DE: Innovation (ou indépendance?)

Suzanne Fortier est principale et vice-chancelière de l’Université McGill et cumule les prix et les distinctions pour son travail exceptionnel en sciences. Il n’est donc pas étonnant que l’ex-présidente du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada ait choisi des pionnières du milieu scientifique comme modèles.

«J’évolue dans un domaine, la cristallographie, où plusieurs femmes brillantes ont laissé leur marque», explique Suzanne Fortier. «Je pense à ma directrice de thèse, Gabrielle Donnay, à Dorothy Hodgkin, qui a reçu le prix Nobel de chimie en 1964. Il y a aussi Kathleen Lonsdale, une chimiste britannique, l’une des deux premières femmes à être admise à la Royal Society à Londres. On connaît aussi Rosalind Franklin, qui a pris les premières photos de l’ADN. Plus récemment, l’israélienne Ada Yonath a aussi remporté le prix Nobel de chimie.» [Photo: Dorothy Hodgkin, prix Nobel de chimie en 1964]

La professeure énumère ces grandes chercheuses avec une passion contagieuse. Le contact avec ces dernières et d’autres femmes de science a été déterminant alors qu’elle était une jeune étudiante universitaire. «Elles étaient de beaux modèles: elles avaient une vie de femme et une vie de famille», se rappelle Suzanne Fortier. «On ne remettait pas en question que c’était possible de concilier les deux.» [Photo: Kathleen Lonsdale]

Possible au prix de certains sacrifices, certes, mais ces pionnières se préoccupaient peu d’arriver au laboratoire tirées à quatre épingles en ayant quitté leur maison en ordre. Ce qui ne les empêchait nullement d’être admirées et respectées de tous, au contraire. «Elles établissaient d’autres objectifs, de bons objectifs!» précise Suzanne Fortier. «Elles étaient indépendantes et ne se soumettaient pas à des critères sociaux artificiels.»

Suzanne Fortier décrit que Gabrielle Donnay prêchait par l’exemple. «Nous n’avons jamais discuté de conciliation ensemble, il était toujours question de science», raconte-t-elle. «Mais elle nous invitait parfois à dîner chez elle, on connaissait ses enfants. Ils venaient aussi au labo. Avoir une famille, ce n’était pas caché, c’était normal et naturel.» [Photo: Gabrielle Donnay]

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