Renforcer sa confiance

Comment se débarrasser du syndrome de l’imposteur

19 août 2015 par Marie-Ève Bourassa
Femme assise à la table qui regarde son téléphone

«I’m a fraud! They’re on me!», a un jour lancé l’humoriste et actrice Tina Fey. Le syndrome de l’imposteur touche de nombreuses femmes, même des personnalités publiques, qui nous paraissent pourtant immunisées contre lui. Comme la talentueuse Meryl Streep qui a confié à un journaliste que chaque nouveau projet l’angoissait grandement  : «I don’t know how to act anyway, so why am I doing this!»

Habitées par la désagréable impression que leurs réussites ne sont pas dues à leurs compétences, mais davantage à un concours de circonstances, les femmes qui souffrent du syndrome de l’imposteur attendent le moment fatidique où elles seront enfin démasquées…

Heureusement – et les participantes du Défi 100 jours L’effet A l’ont appris – il est possible de s’en débarrasser! Voici comment.

1. CESSEZ DE VOULOIR PLAIRE À TOUT LE MONDE

Dans son ouvrage Imparfaits, libres et heureux, le psychiatre Christophe André démontre que le syndrome de l’imposteur est en réalité une manifestation d’une faible estime de soi. La personne qui en souffre a donc une vision déformée du regard que les autres portent sur elle, qui traduit, bien souvent, la façon négative dont elle se perçoit elle-même. Le premier pas vers la libération est donc de cesser de vouloir plaire à tout le monde.

2. ÉVITEZ DE TOUT PRENDRE PERSONNEL

Il faut arrêter de croire que ce sont les autres qui vous jugent. Bruno Lefebvre, psychologue et coach, conseille de retourner le projecteur vers soi : que puis-je faire pour avoir une opinion plus positive de moi?

Créez une distance critique et objective entre vos actions, les résultats, et votre personne. Il est tout à fait normal de faire des erreurs. Carol Dweck, professeur à Standford, a par ailleurs démontré que ce n’était pas l’intelligence ou les compétences qui menaient au succès, mais plutôt notre état d’esprit et notre capacité à changer et à apprendre pour mieux surmonter les difficultés.

3. FINISSEZ-EN AVEC LA QUÊTE DE LA PERFECTION

Dans le même ordre d’idées, il faut en finir avec la quête de la perfection. Dressez donc une liste honnête de vos forces et de vos limitations. Pour combler certaines lacunes, vous pouvez suivre une formation, mais demeurez réaliste et ne vous épuisez pas à tenter d’atteindre une image idéalisée de vous-même. Il faut faire la paix avec ses limites. Pour ce faire, Bruno Lefebvre propose de prendre en exemple des personnes que vous admirez et de définir leurs propres limitations. Celles-ci ne vous empêchent pourtant pas d’avoir beaucoup d’estime pour ces modèles!

Entourez-vous des bonnes personnes : des gens qui vous compléteront, mais qui seront aussi en mesure de vous épauler, lorsque vous serez en proie à des épisodes de doute.

4. ASSUMEZ VOS DÉCISIONS ET VOS SUCCÈS

Concentrez-vous sur vos réussites et vos bons coups. La route du succès n’est pas toujours facile, et vous devriez être fière de votre parcours. Après tout, nous apprenons beaucoup de nos échecs.

Fixez-vous de petits défis à relever. Interviewée par Fast Company, Maria Klawe, première femme à la tête de Harvey Mudd College, confiait pratiquer ce qui l’effrayait jusqu’à ce qu’elle n’en ait plus peur. Ces défis peuvent prendre plusieurs formes. Klawe, par exemple, a vaincu peu à peu sa crainte de s’enregistrer seule à l’hôtel. Pour d’autres, le défi sera d’oser, enfin, demander une augmentation de salaire.
 

Vous souhaitez propulser votre carrière aux côtés de leaders et de femmes inspirantes? Participez au Défi 100 jours L’effet A! Pour plus d’information ou pour vous inscrire, visitez la page formation de notre site internet!

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7 commentaires

  1. Avatar
    Marie-Noëlle Morency Author

    J’en ai été victime longtemps! Voici un article que j’ai écrit sur le sujet : http://blog.randstad.ca/fr/comment-jai-surmont%C3%A9-le-syndr%C3%B4me-de-limposteur

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    Elena Author

    Hélas! J’ai ressenti ce syndrome comme un grand nombre de femmes… Et dans mon cas, cela provient sans le moindre doute d’une éducation familiale qui me reflétait une image déformée de qui j’étais en réalité. J’étais une enfant délicate, on me disait fragile, une enfant réservée, on me disait timide, une enfant coquette, on me disait prétentieuse…

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    Natalie McNeil Author

    Elena cela me touche beaucoup, car j’ai vécu cela aussi dans mon enfance. Définitivement cela provient du père et de l’éducation. Je me rends compte que c’est mon GRAND frein…

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    Jocelyne M-L Author

    Je suis en plein dedans ces temps ci et c’est très douloureux. Je sui en arrêt maladie pour dépression justement j’hésite depuis 2 ans à faire le virage professionnel que je souhaite tant. J’ai 50 ans et je panique devant chaque offre d’emploi persuadée que je n’y arriverai pas ou que je n’ai pas les compétences. J’ai vraiment le sentiment que je sabote tous mes élans d’optimisme et je suis maintenant paralysée par la peur de l’inconnue. Mais au moins, je sais grâce à votre article que je ne suis pas la seule et qu’il y a des solutions. Merci beaucoup!

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      Katia Tobar Author

      Bonjour Jocelyne, nous espérons que vous trouverez sur la plateforme de L’Effet A les outils afin de vous réaliser professionnellement!

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    Isabelle Gauthier Author

    Marie-Noëlle Morency, le lien ne semble pas mener à votre article?

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