Renforcer sa confiance

5 gestes qui trahissent votre manque de confiance

27 avril 2016 par Catherine Perreault-Lessard

Avez-vous déjà adopté, en situation de stress, une « high power position » afin de renverser votre sentiment d’insécurité ? Lors de l’atelier sur la confiance en soi, les participantes du Défi 100 jours L’effet A en font l’expérience. La tête et les épaules bien droites, les mains sur les hanches et le sourire aux lèvres : elles témoignent se sentir plus confiante et sûres d’elles-mêmes.

En effet, si le non verbal peut révéler à votre entourage un manque flagrant de confiance, il envoie également des signaux… à votre cerveau ! Voici donc cinq gestes à éviter si vous voulez projeter l’assurance d’une Oprah ou d’une Hillary Clinton.

1. S’EXCUSER POUR TOUT ET POUR RIEN
Bien sûr, on ne parle pas du fait de demander pardon à votre collègue après avoir renversé votre latté sur son clavier. Ce qui vous trahit, c’est de vous excuser pour une situation qui n’est pas de votre ressort ou de supposer qu’un geste ou qu’une parole aurait pu déranger un pair alors que ce n’est probablement pas le cas. « Désolée, la salle de conférence a déjà été réservée » ou « excusez-moi, ma question est un peu étrange » : vous utilisez régulièrement ce type de formulations ? Ce comportement démontre que vous êtes portée à vous juger ou à vous blâmer… avant même qu’on vous reproche quoi que ce soit.

Comment corriger ce geste ? En bannissant le mot « s’cusez » de votre vocabulaire, tout simplement.

2. PRENDRE DES NOTES DE FAÇON FRÉNÉTIQUE
On l’a toutes déjà fait : noircir un cahier pendant une réunion dans l’espoir de ne rien échapper de ce qui est dit. Le « hic », c’est que cette habitude envoie comme message que vous avez du mal à synthétiser l’information ou, pire encore, que vous manquez d’assurance ou d’expérience. Avez-vous remarqué que les employés plus seniors notent souvent 2 ou 3 mots-clés ?

Comment corriger ce geste ? En écrivant seulement les éléments les plus importants. Détendez-vous et placez-vous en position d’écoute afin de bien assimiler les informations partagées. Créez des contacts visuels avec vos collègues, acquiescez légèrement de la tête pour leur signifier que vous êtes en accord avec leurs propos (quand c’est le cas !) et posez des questions (sans vous excuser !) si vous souhaitez obtenir plus de détails.

3. PARLER FORT
Certains ne semblent avoir que deux intensités de voix : fort et très fort. Pour d’autres, le volume grimpe quand ils ou elles tentent de s’imposer… maladroitement ! Vous avez l’impression que votre message sera mieux entendu si vous augmentez le nombre de décibels ? Pourtant, c’est tout l’inverse. On vous écoutera sûrement davantage si vous optez pour un timbre de voix plus bas. En effet, le cerveau associe la profondeur au contrôle et au pouvoir — à preuve, on élit souvent les politiciens qui ont ce type de voix. 

Comment corriger ce geste ? En parlant avec votre voix de poitrine plutôt qu’avec votre voix de tête, mais aussi en ralentissant votre débit et en prenant le temps de faire des pauses pour mettre l’accent sur les éléments les plus importants de votre discours.

4. SE TENIR DE FAÇON RECROQUEVILLÉE
C’est parfois tentant de le faire, parce qu’on se sent plus en sécurité ou confortable. Comprenez toutefois que plus vous vous faites petite, plus vous semblez manquer d’assurance ou être sur la défensive. A contrario, un corps qui prend plus d’espace, qui est ouvert, exprime naturellement de la confiance. 

Comment corriger ce geste ? Tenez vous droite et les épaules légèrement vers l’arrière. Selon une étude de la Harvard Business School et de la Columbia Business School, cela augmente votre niveau de testostérone (l’hormone liée au pouvoir et à la confiance en soi) de 20 % en seulement deux minutes. Cette position diminue également la production de cortisol (l’hormone du stress) de 25 %. Bref, adopter une posture de confiance envoie un signal positif aux autres… ainsi qu’à votre cerveau !

5. AVOIR L’AIR (TROP) SÉRIEUSE
Ce n’est pas un mauvais comportement en soi… c’est juste que sourire est beaucoup plus payant pour l’estime personnelle. En effet, froncer les sourcils envoie le message à votre tête (et à vos collègues) qu’une tâche est difficile, alors qu’un sourire vous fait dire : « Je suis capable et j’ai confiance en moi ! » C’est d’ailleurs ce qu’a remarqué Charles Garfield, l’auteur de Peak Performance et ancien entraîneur de l’équipe d’athlétisme russe. Durant l’entraînement, il a constaté que les athlètes qui souriaient étaient beaucoup plus performants.

Autre fait intéressant : des recherches de l’université de Penn State ont démontré que sourire vous fait paraître plus compétent. Et, selon les découvertes de l’université de Duke, les gens se souviennent davantage de ceux qui sourient. 

Comment corriger ce geste ? Souriez, souriez, souriez ! Faites-le même quand vous êtes stressée ou que vous n’êtes pas contente. Même si vous êtes d’humeur maussade, activer les muscles de votre visage en affichant un sourire rayonnant envoie un signal à votre cerveau et améliore (réellement) votre humeur, en plus de donner à votre entourage une impression de confiance et de compétence.

Vous souhaitez propulser votre carrière aux côtés de leaders et de femmes inspirantes ? Participez au Défi 100 jours L’effet A ! Pour plus d’information ou pour vous inscrire, visitez la page formation de notre site internet !

Suivez-nous sur FacebookTwitterLinkedIn, et Instagram. Vous pouvez également vous abonner à notre infolettre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

L'effet A est une initiative de

O'Dandy