Renforcer sa confiance

Sa place : l’avoir, la faire, la prendre

16 février 2015 par Marianne Prairie

Dans la discussion autour de l’ambition et des femmes, il y a un concept que l’on aime bien au sein de L’effet A pour ses multiples facettes : celui de « place ». Mais pas n’importe laquelle! La sienne, celle que l’on occupe, dans l’organigramme ou autour de la proverbiale table de Sheryl Sandberg. D’ailleurs, bon nombre d’expressions déclinent le terme avec des nuances aussi fondamentales qu’intéressantes. En voici quatre, placées en crescendo : Avoir sa place. Se sentir à sa place. Faire sa place. Prendre sa place.

C’est fou ce qu’un verbe peut faire comme différence, non? Et je ne parle pas de littérature ici, mais d’affirmation et de confiance en soi. Les mots d’action que l’on choisit pour décrire l’espace intangible qu’est cette « place » traduisent la perception que nous avons de nous-même et de notre valeur. Ils influencent ainsi nos comportements, nos décisions… et ultimement notre cheminement de carrière.

Et si votre choix de vocabulaire freinait inconsciemment votre ambition et vous empêchait de relever des défis qui pourraient transformer votre vie professionnelle? Voyons voir.

AVOIR SA PLACE
« Avoir sa place » évoque le doute, la lutte, même. Cette place n’est pas gagnée, quelqu’un doit être convaincu qu’elle est accessible, voire légitime. Cette personne, c’est peut-être votre boss, mais il est possible que ce soit vous-même. Et bien tout le monde sera heureux d’apprendre que votre talent, en tant que femme, profite à votre organisation si vous y progressez. « C’est de l’économie fondamentale », explique Dominic Barton de la firme McKinsey. Une vision partagée par de nombreux dirigeants d’entreprise qui, au-delà de l’équité sociale qui parait bien dans le rapport annuel, y voient un élément de compétitivité et de succès indiscutable. Votre place, mesdames, vous l’avez.

SE SENTIR À SA PLACE
« Se sentir à sa place » sous-entend le bien-être, la satisfaction, l’équilibre, l’appropriation, de merveilleuses dispositions qui permettent d’approfondir ses compétences et sa confiance en soi. Attention toutefois à ne pas s’enfoncer dans le statu quo et « faire du surplace »!

FAIRE SA PLACE
Mais là où la comparaison est la plus évocatrice, c’est entre « Faire sa place » et « Prendre sa place ». Les femmes sont généralement plus enclines à « faire », en travaillant d’arrache pied en espérant que leurs efforts seront remarqués et éventuellement récompensés. Une méthode héritée du système scolaire, plutôt favorable aux filles, mais où l’épuisement professionnel arrive souvent avant la promotion.

PRENDRE SA PLACE
« Prendre sa place » est souvent perçu comme une action agressive, comme si cela se faisait toujours au détriment des autres. Pourtant, prendre ne signifie pas toujours « enlever ». C’est aussi un synonyme de « saisir », comme dans saisir des opportunités. Il y a autant de façons de prendre sa place qu’il y a d’ambition et c’est peut-être ce qui en fait une tâche aussi complexe.

La bonne nouvelle : prendre sa place, ça s’apprend. Mettre de côté son humilité (parfois démesurée) et ses peurs (parfois injustifiées) pour laisser libre cours à sa confiance, ça aussi ça se travaille.

 

Vous souhaitez propulser votre carrière aux côtés de leaders et de femmes inspirantes ? Participez au Défi 100 jours L’effet A ! Pour plus d’information ou pour vous inscrire, visitez la page formation de notre site internet !

Suivez-nous sur FacebookTwitterLinkedIn, et Instagram. Vous pouvez également vous abonner à notre infolettre.

24 commentaires

  1. Sarah T. Author

    Tellement juste ce texte! Pendant trop longtemps, j’ai attendu qu’on me fasse une place. Ensuite, je l’ai demandée, et j’ai accepté les refus avec résignation.
    Jusqu’à ce que je réalise que c’était MA responsabilité de prendre ma place! Votre texte m’encourage à poursuivre dans cette voie sans complexes!

    • L'effet A_Emilie

      Quel témoignage empreint de réalisme. Vous inspirez certainement d’autres femmes autour de vous à prendre leur place! Continuez de suivre le défi d’Isabelle pour les 100 prochains jours: ses nombreux conseils seront judicieux.

  2. Geneviève Author

    Le verbe change vraiment tout en effet. Ce que je remarque également comme différence est que les deux derniers sont des verbes d’action, au contraire des deux premiers. Cela concorde avec mes apprentissages que j’ai faits au fil du temps : pour me sentir à ma place ou que j’ai ma place, je dois y mettre du mien, dans l’action au quotidien.

    Je pense qu’un juste équilibre est souhaitable entre faire ma place (démontrer par des résultats probants que j’ai ma place) et prendre ma place en saisissant les opportunités d’être vue… ce qui me permet de me sentir à ma place.

    Bref, dire, agir, démontrer ma valeur et développer ma fierté du chemin que j’ai parcouru.

    Bravo et bonne continuité à cette initiative!

    • L'effet A_Emilie

      Oui Geneviève ! Un pas à la fois et l’idée fait on chemin. Vos apprentissages ont mené à un équilibre, équilibre dont vous pouvez être fière!
      Merci de partager votre expérience, on aime beaucoup vous lire !

  3. Jasmine Author

    Un modèle, une idéologie, sortir des sentiers. Merci pour cette inspiration. Je réalise que j’ai raison d’avoir ce désir de prendre ma place, et ce, que ça vous plaise ou non! Je suis de celle qui a besoin de mentor, merci pour ces conseils. Ils représentent ma motivation et m’aide à définir mon but plus clairement.
    Je vous suis reconnaissante de ce partage d’expérience.

    • L'effet A_Emilie

      Merci pour toute cette reconnaissance Jasmine. Nous vous encouragerons à continuer à prendre votre place tel que vous le faites. Parlez de L’effet A dans vos réseaux, c’est ce qui nous permet de continuer à avancer.

  4. Lauriane Author

    Le dernier paragraphe m’a beaucoup interpellé car je suis une personne très humble et très serviable. Dans le milieu de travail, je préfère plutôt encourager mes collègues à prendre des places que de le faire pour moi même. Il est temps pour moi de freiner cette humilité démesurée, d’affronter cette peur injustifiée et de laisser libre cours à ma confiance et à mon audace.

    Merci beaucoup pour vos conseils.

    • L'effet A_Emilie

      Tout à fait Lauriane, il est temps. Vous pouvez tout à fait continuez de démontrer cette humilité tout en faisant votre bout de chemin. Faites-le pour vous. Permettez-vous d’être la priorité, votre priorité. Laissez tomber cette peur et faites place à plus d’audace. Ce ne saura que porter fruits ! L’effet A vous encourage à partager ce défi via l’onglet MON DÉFI sur la page d’accueil. Bienvenue dans la communauté L’effet A !

  5. J-L Author

    Je trouve l’effet A fantastique, car plusieurs femmes ne savent pas comment s’y prendre pour arriver à leurs objectifs de carrière.
    Dans mon cas, j’ai exprimé mon désir de monter les échelons de la compagnie maison mère (car je travaille dans une franchise indépendante et je suis retournée sur les bancs d’école plus tard). Depuis, ma patronne me traite différemment. Je ne sais pas si j’ai réussi à bien exprimer ce désir (difficile d’utiliser les bons mots) Maintenant je me sens mal à l’aise et que l’on observe constamment mon travail
    Que faire ?

    • L'effet A_Emilie

      Bonjour JaneLaura,
      merci de partager cette difficulté personnelle. Vous n’êtes certes pas la seule à faire face à ce genre de situation en milieu de travail

      Pour le moment, le seul conseil que nous pouvons vous partager est de prendre votre place, celle qui vous revient et pour laquelle vous travaillez fort. Bien entendu, il est possible que votre ambition dérange certains de vos collègues, voire vos supérieurs. Malheureusement il y aura toujours de ceux qui envient autrui, peu importe l’entreprise où vous travaillez. Ce qui est donc de dire, que cette ambition a certes un prix à payer : celui de devoir l’endosser entièrement, à défaut de se faire des adversaires. Il faut faire son bout de chemin. Garder la tête haute. Et oui, être sous les regards observateurs de ses pairs est un aspect qui fait -parfois- partie de la démarche.

      Bonne chance dans vos démarches et continuez à nous suivre.

  6. Christine Author

    Intéressant. Je me suis reconnue dans l’expression “faire sa place”, i.e. travailler d’arrache-pied pour que nos efforts soient reconnus. Comment “prendre sa place”? Avez-vous des trucs ou outils à suggérer?

    • L'effet A_Emilie

      Au cours des 80 prochains jours, les 5 femmes exposeront par le biais de conseils, différents façons d’afficher l’ambition. Le levier de l’ambition incarne justement une manière de prendre sa place. C’est une prise de position, une décision personnelle que l’on prend pour se propulser la où l’on veut arriver: ce lieu où vous vous sentirez à votre place. Christine, continuez à travailler d’arrache pied et vous trouverez sans aucun doute votre place. Merci de nous suivre !

  7. Véronique Author

    Merci pour vos beaux textes inspirants.
    Une partie de ma vie a pris tout son sens en lisant ce texte… Partie de ma vie où je tentais fort de faire ma place…qui a évidemment finit en burnout. Ce n’est pas tant les tâches qui m’ont tuée à l’ouvrage, mais plus le fait de ne pas avoir eu aucune reconnaissance pour tout le travail accomplit. Dans ma tête c’était clair qu’un poste plus “élevé” me soit accordé, et pourtant j’étais des plus discrète…

    Je vais travailler fort pour prendre ma place dans les prochaines années! Merci encore…

    • L'effet A_Emilie

      Merci Véronique pour votre témoignage. Vous n’êtes certes pas la seule à devoir trouver l’équilibre entre ses attentes professionnelles et la réalité du terrain. Prendre et faire sa place est un travail quotidien. Allez-y un pas à la fois et la voie s’ouvrira devant vous, nul doute !
      N’hésitez pas à partager votre défi -appendre à prendre sa place en est un!- sous l’onglet MON DÉFI de notre page principale.

      Au courant de la semaine prochaine, vous pourrez visualiser une mosaïque incluant toutes les femmes prêtes à relever leur défi !
      L’incarnation d’un mouvement. Un mouvement solide d’ambition féminine.

      Et parlez de nous dans vos réseaux ! C’est le meilleur moyen de nous épauler et montrer votre support à L’effet A.

  8. Virginie Author

    Depuis dimanche, j’ai l’impression que j’ai bel et bien trouvé ma place. J’ai 20 ans et mes aspirations, mes ambitions sont plus grandes que nature. Vous m’avez donné une poussée encore plus grande, de l’espoir même! Vous êtes inspirantes.

    • L'effet A_Emilie

      Du haut de vos vingt ans Virginie c’est vous qui nous inspirez ! Une fois trouvée, gardez en tête de la préserver. Mais on se s’inquiète pas pour vous 🙂 Avez-vous inscrit votre défi sous l’onglet VOTRE DÉFI de la page principal du site ? Allez ! Continuez à nous écrire, nous apprécions vous lire.

  9. Andrée-Ann Author

    L’approbation…c’est tellement ça. Je suis en démarrage en ce moment et on dirait que je cherche toujours l’approbation parce que je doute de mes décisions. C’est exactement cela mon défi. Ce n’est pas un manque de confiance en soi mais plus l’inconfort face à ce nouveau défi. J’ai 25 ans…et il y a un an, je n’aurais jamais pensé me lancer en affaires et ça explique un peu mes réactions. Seule femme parmi les actionnaires…j’ai de beaux défis devant moi, et peur de me planter!

    • L'effet A_Emilie

      Vous êtes encore jeune Andrée-Ann. Et réaliser votre lacune à nécessiter l’approbation d’autrui est un bon point de départ à trouver votre place. Chapeau pour avoir fait le saut vers l’entreprenariat et croyez en vous. Vous ferez des erreurs et celles-ci ne sauront que vous faire grandir et vous outillez. Inscrivez votre défi sous l’onglet MON DÉFI de la page d’accueil. Et n’oubliez pas, la seule personne dont l’approbation est importante est la vôtre !

  10. Danielle Michaud Author

    Je “prends ma place” en vous offrant ma contribution dans ce concept de “l’effet A” qui est absolument inspirant. Mon expérience : En passant par les domaines de la comptabilité, de la formation et actuellement du coaching de gestion, j’ai pris ma place avec mes convictions, ma vision et mon engagement. Comment ? En m’impliquant au sein de conseils d’administration. Ce sont des leviers puissants qui ouvrent sur des opportunités insoupçonnées. Vous souhaitez obtenir un témoignage ou une implication spécifique dans le défi d’Isabelle Marcoux, contactez-moi à dmichaud@succesglobal.ca.

    • L'effet A_Emilie

      Vrai Danielle : s’impliquer au sein d’un CA peut s’avérer un levier très fort. Sachons saisir les opportunités qui ne peuvent que nous faire grandir. Merci !

  11. MC Author

    Je trouve L’effet A très inspirant.
    J’ai 40 ans et en recherche d’emploi. L’ambition, ce n’est pas cela qui me manque et j’ai toujours tout fait en mon pouvoir pour arriver à mes fins. Et voilà! J’aspire à un poste de gestionnaire, encore là, je fais tout pour peaufiner ma candidature : rencontre avec une conseillère en orientation, rédaction par une professionnelle de mon CV, participation à des rencontres où je peux faire de nouveaux contacts et faire appel à mes contacts établis pour que ma candidature soit recommandée… Mais en vain!
    Et pourtant, tout le monde qui me connaît me dit : avec tes études universitaires, ton expertise, ta personnalité dynamique et ton sens politique : tu vas te trouver un bel emploi.
    Alors, je veux bien faire ma place et la prendre, mais pour cela, il faut quand même que quelqu’un puisse croire en moi et me faire confiance.
    N’ayant pas suivi un parcours professionnel qui m’aurait permis de gravir les échelons au sein d’une même organisation, je me demande sérieusement : Est-ce que les organisations sont prêtes à engager une gestionnaire juniore externe et lui faire confiance?
    En ce moment, je suis à réviser mes ambitions… car il faut bien payer l’hypothèque! Mais je ne lâche pas, ce n’est pas dans ma nature!

    • L'effet A_Emilie

      L’effet A est empathique à votre situation Myrabelle. Il ne faut pas perdre de vue votre objectif malgré les embûches. Avec toutes vos qualités et votre motivation, votre tour viendra et plus vite que vous ne le pensez ! À force de cogner aux portes, on fini par se faire ouvrir la bonne. Le poste taillé pour vous se trouve derrière l’une d’entre elles.
      Oui, nous croyons que les organisations sont prêtes offrir leur confiance à une gestionnaire junior. Nous vous conseillons de faire des recherches sur les antécédents d’embauches pour bien cerner leurs pratiques. Quelles soient de nature politique ou philosophique, elles vous fourniront des informations pertinentes pour adapter votre discours ou même votre CV. Peut-être faut-il toutefois orienter vos recherche vers des entreprises de moyenne envergure ? Il est souvent plus facile de faire ses classes et d’évoluer dans un environnement où la structure de l’entreprise est moins hiérarchique, donc de plus petites entreprises. Et ô combien stimulant et formateur d’avoir la latitude de déborder de son spectre de tâches.

      Nous vous encourageons dans vos démarches et n’oubliez pas, certains employeurs préfèrent une candidate au chemin parsemé d’expériences diversifiées ! À vous maintenant de relever votre défi ! Tenez nous au courant des développements !

  12. Martine B. Author

    Quelle belle initiative de votre part ! J’étais contente d’y retrouver d’anciennes collègues et amies. C’est très inspirant de lire les différents défis.

    La question du vocabulaire que l’on choisit pour se décrire, pour décrire notre ambition a ramené beaucoup de souvenirs. J’ai été aussi victime de ce choix de vocabulaire, d’avoir une certaine gêne à parler à voix haute de mes ambitions, de mon désir d’exceller, de grandir et de devenir meilleure un peu plus à chaque jour.

    Pour celles que ça intéresse, je vous invite à lire dans le même sens un papier intéressant paru il y a quelques jours: “Why I Stopped Saying, ‘I’m Not a Competitive Person'” http://www.entrepreneur.com/article/243486. Ça m’a rappelé mes débuts comme jeune avocate. Combien de fois ai-je dit (avec une certaine fierté même) aux gens autour de moi que je ne suis pas une personne compétitive. Comme si ce n’était pas digne de moi de m’afficher comme tel. Ça commence par des mots et ça finit par teinter nos gestes. Je suis bien d’accord, prendre sa place, ça s’apprend !

    Si je me fie à mon expérience, le vrai changement à commencer quand j’ai arrêté de m’excuser d’être et que je suis devenue fière d’être qui je suis. C’est fou ce qu’on peut accomplir à partir du moment où on ose croire en nous.

    Il faut aussi s’entourer de gens qui y croient aussi et qui vous demandent d’être meilleure que ce que vous oseriez être par vous-même.

    Bonne continuation!

    • L'effet A_Emilie

      Très intéressant cet article Martine, merci !
      Tout passe en effet par la propre vision que nous avons de vous-même. Le fait d’être à l’aise à afficher cette ambition reflète nécessairement la perception que les gens ont é notre égard. Encore une fois, s’offrir la confiance en soi n’est-il pas le plus beaux des cadeaux à s’offrir ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

L'effet A est une initiative de

O'Dandy