Renforcer sa confiance

Sophie D’Amours : « Mon succès repose sur ma mission personnelle »

30 mai 2018 par Geoffrey Dirat

Contribuer à changer le monde par l’éducation : la mission que s’est donnée Sophie D’Amours à l’orée de sa vingtaine. Un mandat ambitieux qui l’a amenée, des années plus tard, à devenir la première femme élue rectrice de l’Université Laval. « Le succès de ma vie repose sur cette mission personnelle, affirme-t-elle sans détour. Elle me mobilise entièrement et me permet de vivre pleinement mon engagement professionnel. »

Son audacieux dessein, Sophie D’Amours l’exécute avec une devise chevillée au corps : « Je ne me dis jamais non ». Leader du Défi 100 jours L’effet A, elle explique que nos carrières sont déjà souvent semées d’embûches et qu’il n’est pas question, pour elle, d’en rajouter.

Une philosophie qui lui permet d’assumer les décisions et les risques qu’elle prend pour sa fonction, et de vivre les revers avec un certain détachement. « J’ai défini ma mission de vie en fonction de mes forces, de mes passions et de mes valeurs. Elle me permet de renforcer mon leadership et de m’élever au-dessus de ma propre personne. »

Si je comprends bien, votre mission personnelle vous sert de guide dans votre vie professionnelle. Elle vous aide à faire les bons choix et à déterminer quels sont les risques à prendre pour atteindre vos objectifs. Mais qu’est-ce qui vous a amené à définir cette mission ?
Après mon bac en génie mécanique, j’ai accepté une offre intéressante que m’a faite une grande compagnie. Une très belle carrière s’ouvrait devant moi. Sauf que 18 mois après mon entrée en poste, je sentais que j’étais à côté de ce que je voulais réellement accomplir. C’est alors que l’Université Laval m’a proposé de relancer mes études pour devenir professeure. Je faisais face à un choix délicat, mais j’ai vite réalisé que cette opportunité me permettrait de me rapprocher de ce que je voulais vraiment faire de ma vie.

Durant cette période, j’ai vécu une sorte d’introspection. J’ai beaucoup discuté avec mon entourage et échangé avec mes mentors, des professeurs qui m’inspiraient. J’ai pu mettre en lumière mes valeurs, mes forces et mes faiblesses. J’ai aussi déterminé ce qui m’énergisait le plus et l’impact que je voulais réellement avoir. Puis, j’ai parlé de tout ça avec mes proches pour valider que je me lançais sur la bonne voie, et que ma mission, ce à quoi j’aspirais, me correspondait vraiment.

Pourrait-on dire que votre mission, c’est le moteur de votre ambition ?
C’est clairement mon leitmotiv. C’est aussi une grosse composante de mon bonheur, car j’ai le sentiment d’être utile, de concourir à quelque chose de plus grand que moi.

Au départ, ma mission personnelle se résumait au transfert de connaissances, à enseigner. Puis j’ai réalisé qu’en ayant la même perspective, mais à plus grande échelle, on pouvait, mes collègues et moi, avoir un effet de levier. Ça a continué à progresser jusqu’à ce que je devienne rectrice, un rôle qui me permet d’élever ma contribution en mobilisant plus de joueurs pour changer les choses. Ma mission est demeurée la même, mais elle a beaucoup évolué au fil du temps.

À ce propos, quel est le plus grand défi que vous avez relevé ?
Me lancer dans la course au rectorat. On court bien des risques à s’exposer, à vouloir mobiliser les gens autour de sa vision. La veille de l’élection, j’étais à la fois fébrile, parce que j’étais consciente de l’ampleur du défi, et sereine, car c’était ce que je voulais vraiment faire et que j’avais donné tout ce que j’avais pour y arriver. Et quoi qu’il advienne, je savais que j’en sortirais gagnante.

Et votre plus grand revers ?
Il y a deux choses auxquelles je pense… La première est lorsque j’ai été confrontée à un conflit de valeurs et que j’ai choisi de quitter mon emploi, malgré le fait que j’aimais sincèrement ce travail, pour redevenir professeur.

Je crois qu’il est important de se rappeler qu’une carrière ne se construit pas toujours de bas en haut. Pour atteindre nos buts en respectant notre personne et nos valeurs, il faut parfois avoir le courage de faire un pas de côté et dans certains cas, un pas de « reculon ».

Je pense aussi aux revers que j’ai connus en recherche. Il arrive qu’après des semaines, voire des mois de préparation, on apprenne qu’une demande de subvention n’est pas retenue, ou encore, qu’une publication ne sera pas publiée. Dans ces situations, il est facile de baisser les bras et de passer à autre chose. Toutefois, la persévérance en recherche comme en affaires paie presque toujours. Alors, on se retrousse les manches et on recommence avec plus de détermination et d’expérience. Vaut mieux transformer ses revers en apprentissages qui nous serviront toute notre vie.

Comme leader du Défi 100 jours L’effet A, quels conseils donnerez-vous aux participantes ?
Vous devez définir votre mission pour vivre en harmonie et réaliser de grandes choses. Utilisez cette mission pour vous impliquer sans peur et avec un leadership assumé dans de grands projets. Quand vous prenez des risques pour une mission, tout devient moins effrayant. Votre posture mentale change complètement. Vous aurez moins tendance à vous remettre en question dans vos revers, car vous vous souviendrez pourquoi vous avez essayé…

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