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Quand le courage propulse la confiance

5 février 2020 par Clémence Risler
Quand la confiance propulse le courage : les conseils de Kimberlea Baron.

Ah, la fameuse confiance en soi à laquelle nous aspirons toutes! Oui, il s’agit bien d’une force qui nous permet de saisir des opportunités et d’avancer, surtout si la notion de courage fait partie de l’équation. C’est ce que croit Kimberlea Baron, psychologue organisationnelle, coach et associée à la firme-conseil SPB. Notre coach du Défi Leadership déboulonne certains mythes liés à la confiance, et insiste sur l’importance du courage.

Dans son ouvrage paru en 2013, Confidence: Overcoming Low Self-Esteem, Insecurity, and Self-Doubt, le psychologue Tomas Chamorro-Premuzic tient des propos qui vont à l’encontre de ce qui est habituellement véhiculé dans notre société.

Kimberlea Baron l’explique ainsi :« L’auteur a développé ce livre autour de l’idée selon laquelle, sur le plan professionnel, « confiance » ne rime pas toujours avec « compétence ». Il y dit qu’un excès de confiance peut nuire, alors qu’en manquer peut même se révéler très positif. » 

Le bon dosage

Loin d’affirmer qu’une absence totale de confiance est préférable, Kimberlea avance toutefois que certains pièges peuvent guetter les gens qui en détiennent trop.

« Ils peuvent par exemple être tellement sûrs d’eux qu’ils ne cherchent pas à se dépasser, ne se questionnent pas, sont peu à l’écoute de leurs collègues ou employés et leur manque d’humilité les rendent peu sympathiques ».

Dans une certaine mesure, l’insécurité peut donc se révéler favorable.

« Dans ma carrière, on m’a souvent reproché de manquer de confiance, avoue la coach. Mais cette facette de ma personnalité fait en sorte que je cherche toujours à m’améliorer. Ma capacité à me remettre en question fait en sorte que je sais que je peux toujours devenir meilleure, et je tente de maximiser l’apprentissage relié à la rétroaction que je reçois. Le manque de confiance permet aussi d’être plus conscient du danger, donc d’être plus prudent et de mieux gérer les risques. »

Et le courage?

Pour qu’un manque de confiance puisse s’inscrire dans une dynamique positive comme dans le cas de Kimberlea, il faut une certaine dose de courage, cette force qui, malgré nos peurs et nos incertitudes, nous donne l’impulsion d’agir.

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« Le courage nous pousse à poser une action qui, elle, nous permettra de développer des compétences qui contribueront à acquérir un sentiment de confiance », explique la coach du Défi Leadership.

Elle donne l’exemple d’une personne qui se ferait proposer un nouveau poste dans un domaine dans lequel elle n’a jamais œuvré.

« Même si au départ, elle doute de ses capacités à relever le défi, elle peut trouver le courage d’accepter le mandat. Son insécurité fera en sorte qu’elle se préparera adéquatement en récoltant par exemple le plus d’informations possible sur le secteur d’activité en question. À l’avenir, elle aura probablement un peu plus d’aplomb si une telle situation se présente à nouveau. En parallèle, une certaine humilité lui permettra de ne pas tenir ses nouvelles habiletés pour acquises, d’aspirer à toujours s’améliorer. »

Trouver son équilibre

Kimberlea Baron soutient cependant que nous ne sommes pas tenues de faire preuve d’un courage à tout casser et en tout temps, ni dans toutes les sphères de notre vie.

« Il faut savoir identifier ce qui est important pour nous avant de se mettre ou non en action. Si on a déjà beaucoup trop de dossiers en cours, si on a du mal à passer du temps avec sa famille, si on n’arrive pas à trouver des moments pour soi, et que ces aspects sont importants, alors c’est correct de refuser un mandat qui aurait nécessité de se rendre régulièrement à l’étranger, donne-t-elle comme exemple. Il importe de prendre des décisions de manière consciente en identifiant les valeurs qui nous poussent à avancer, donc à générer notre courage. »

Et lors des situations où le courage n’est pas au rendez-vous? « Si on se rend compte qu’on est passé à côté d’une opportunité par manque de courage, rien ne sert de s’autoflageller. On peut reconnaître que l’on regrette notre décision et se promettre que la prochaine fois, on agira autrement », conclut-elle.

Bref, l’idée à retenir c’est que la confiance et le courage interagissent de manière continue, tel un mouvement circulaire : en trouvant le courage de se lancer, on connaît des réussites sur lesquelles se bâtit la confiance. Et c’est cette confiance qui nous permettra de nous lancer dans des défis encore plus grands!

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