Histoires inspirantes

Dans les souliers d’Annie Desrochers

21 mars 2016 par Catherine Perreault-Lessard

À la barre de l’émission 15-18 sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première, Annie Desrochers est l’une des premières femmes à animer une quotidienne d’information l’après-midi. Ce n’est pas rien !

Mère d’une tribu de 5 enfants, quatre garçons et une fille, elle aime que sa progéniture la voie travailler et être heureuse dans son métier. « L’image que je leur renvoie est importante, mais je veux aussi qu’ils sachent qu’il n’y a pas un seul modèle de carrière ! » On a posé 13 questions à cette femme ambitieuse qui mène de front famille et carrière.

1. Comment décrirais-tu ton type d’ambition ?
Mon ambition est celle de la marathonienne. Elle ne dure pas que le temps d’une course ; elle persiste dans le temps ! C’est pourquoi, plus tard, j’aimerais qu’on reconnaisse ma carrière pour une œuvre d’ensemble et non pour un seul projet.

2. Quand ton ambition est au plus bas, quelle chanson te redonne de l’énergie ?
Plutôt que d’écouter de la musique, j’écoute des podcasts. Quand j’entends les émissions que produisent les autres radios, ça booste mon ambition !

3. À quel moment as-tu réalisé qu’un de tes talents pourrait te permettre de te démarquer ?
Quand j’ai fait un stage dans une radio universitaire européenne, j’ai réalisé que j’avais un talent pour capter l’attention des gens. J’ai compris que, même si j’étais introvertie, j’arrivais à entrer en contact avec les autres grâce au micro.

4. Si tu n’étais pas si modeste, de quel bon coup aimerais-tu te vanter ?
D’être la seule femme depuis des lunes à animer une quotidienne d’information l’après-midi. Si je prends ma retraite demain matin, ça, personne ne pourra me l’enlever !

5. Isabelle Hudon répète souvent qu’il n’y a pas d’échec, que des demi-succès. Quel est ton plus grand demi-succès ?
Je me suis déjà mal entourée pour un projet d’écriture. Ça ne s’est pas bien passé et, à un moment donné, j’ai dû me retirer. Depuis, si je ne me sens pas bien dans un projet, je m’écoute ! J’aime mieux m’en aller, peu importe l’argent en jeu ou le prestige.

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6. Quelle est ta devise ?
Ce n’est pas ma devise, mais, disons, la phrase que je me répète le plus souvent dans une journée ! « À quelle heure on mange ? » Avec cinq enfants, ces quelques mots m’habitent tout le temps ! Ils illustrent bien mon quotidien de mère, mais aussi l’importance que j’accorde à la nourriture et au moment du repas dans ma journée : pour moi, ça veut dire qu’il faut prendre le temps de partager et de s’arrêter.

7. Quel est le meilleur conseil que tu n’aies jamais reçu ?
Respecter les gens avec qui je travaille, peu importe la tâche qu’ils effectuent. Dans mon travail, l’équipe, c’est tout.

8. Quel conseil aimerais-tu donner à la jeune Annie ?
« Sois patiente. » En sortant de l’université, j’aurais voulu que tout aille vite. Aujourd’hui, je me dis que j’aurais pu mettre ailleurs toute l’énergie que j’ai perdue à ruminer parce que les choses n’évoluaient pas comme je voulais…

9. Et quel conseil donnerais-tu aux femmes qui souhaitent mieux concilier famille-travail ?
Avoir un chum impliqué. J’étais scandalisée quand j’ai lu ça dans le livre Lean In de Sheryl Sandberg… Je ne pouvais croire qu’elle « réduisait » la conciliation famille-travail à ça. Pourtant, c’est tellement ça la clé ! Chaque fois qu’une nouvelle occasion se présente dans ma carrière, je prends la décision avec mon conjoint.

10. Des légendes racontent que le « desktop » est le reflet de l’âme du professionnel. Selon toi, qu’est-ce que ton fond d’écran révèle sur toi ?
Mon fond d’écran, c’est une photo vintage de Wonder Woman. Ça révèle la fille d’info et assez connectée que je suis.

fondecran

11. Dans les souliers de quelle femme connue aimerais-tu passer 24 h ?
Ces jours-ci, Hillary Clinton. Je suis curieuse de savoir comment elle voit la course, de quoi a l’air son agenda, comment elle se prépare… Tout m’intéresse !

12. Avec quelle paire de souliers pourrais-tu conquérir le monde ?
Je n’ai pas besoin de souliers pour conquérir le monde : j’ai seulement besoin de ma tête et de mon cœur.

13. Jusqu’où voudrais-tu aller avec tes souliers (et ta tête et ton cœur) ?
De plus en plus, je veux aller vers les gens et les aider à comprendre le monde. J’ai aussi envie de m’installer. Je suis bien où je suis rendue. Disons que mon ambition professionnelle immédiate est comblée !

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Photo : Sylviane Robini

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