Histoires inspirantes

Denise Robert: analyse d’un succès en 4 leçons

13 juillet 2017 par Elise Tardif-Turcotte

Productrice reconnue, mère dévouée, philanthrope à ses heures et femme d’affaires respectée, Denise Robert accumule les succès. On lui doit, entre autres, De père en flic 1 et 2, Les invasions barbares, C’t’à ton tour, Laura Cadieux, Maurice Richard et plusieurs des plus grands films québécois des dernières décennies.

Depuis son plus jeune âge, Denise Robert sait qu’elle veut faire carrière en cinéma. D’une grande timidité, elle a vite compris que sa place se trouvait plutôt derrière que devant la caméra. En près de 30 ans, elle a souvent essuyé des refus. Cela ne l’a pas empêché d’obtenir l’Oscar du meilleur film en langue étrangère pour «Les invasions barbares» en 2004.

Née d’un père médecin et d’une mère infirmière, l’art n’a jamais été valorisé à la maison familiale. Tellement que quand elle décide de partir étudier les beaux-arts en Europe, ses parents la déshéritent. «Je suis partie quand même! Je voulais leur montrer que je suis capable toute seule et que je n’avais pas besoin d’eux», raconte la productrice maintenant reconnue mondialement. «Ils m’ont finalement fait un beau cadeau. Quand tu es élevée dans le confort, tu prends tout pour acquis. Maintenant, je peux dire que tout ce que j’ai, je l’ai gagné! »

ANALYSE D’UN SUCCÈS EN 4 LEÇONS
Rencontre avec une femme pour qui «tout est possible!»

1. PRENDRE LE NON COMME UN DÉFI
«J’ai compris que le non existe tout le temps, mais un non catégorique devrait plutôt être vu comme un défi. Je me suis donc donné des défis tout au long de ma vie!». Quand on est Denise Robert, toutes les portes peuvent s’ouvrir, suffit simplement de trouver la bonne clef. Le «non», elle ne l’entend pas, elle écoute plutôt son instinct. La productrice de De père en flic 1 et 2 s’y fie beaucoup plus qu’à l’opinion d’un investisseur, d’ailleurs. «Si une idée est bonne, je saute. Je n’ai pas peur de me faire mal!»

Cette détermination, Denise Robert l’a toujours eue, autant dans sa vie personnelle que professionnelle. «Chez nous, on était huit enfants. Ma mère, pour gérer ça, refusait tout.» Une fois hors du nid familial, son rêve était de ne plus  jamais entendre le mot non. Pour elle, c’était une question de liberté.

2. SAUTEZ DANS LA PARADE
Ce conseil, elle l’a reçu de son amie Denise Filiatrault, après avoir obtenu son Oscar. De toutes celles qui l’ont inspirée, c’est elle qu’elle cite le plus souvent. «Elle m’a appelé pour me féliciter. Elle m’a aussi dit qu’on allait payer pour. Et elle avait raison. Ça n’a pas été facile par la suite.»

Depuis, même après avoir obtenu le plus grand honneur de l’industrie du cinéma, Denise Robert se souvient toujours de sauter dans la parade, de se fixer un objectif et de regarder droit devant. «Parce que si tu regardes derrière, il y aura toujours quelqu’un pour t’enfarger. Des fois, on a envie de retourner sur nos pas. Mais en faisant ça, on risque même de se faire tomber soi-même!»

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3. SUIVRE SON INSTINCT ET TOUJOURS ÊTRE CURIEUX
Selon la productrice, on ne se trompe jamais en écoutant sa petite voix. «Il n’y a pas de science infuse dans le métier que je fais. Chaque film est un prototype.» L’instinct, elle le voit comme un 6e sens auquel il faut faire confiance. Pour réussir, il faut sauter dans le vide quand notre petite voix nous dit de le faire. «L’instinct et la curiosité sont les deux outils qui guident chaque décision professionnelle que je fais. Je n’ai jamais eu peur de tomber. Je ne vois pas les erreurs comme une défaite, mais comme un apprentissage.»

4. TROUVER SON ÉQUILIBRE
Quand on lui demande ce à quoi peut bien aspirer une productrice de film après avoir reçu un Oscar, Denise Robert répond qu’elle veut d’abord continuer à être une bonne mère. «Ma priorité, c’est ma famille.» La famille, et particulièrement sa fille, a été un ancrage tout au long de sa carrière. «Dans les journées plus difficiles, quand tout ne va pas comme on veut, la famille, elle, est là.» Son équilibre, elle le trouve facilement parce qu’elle a des priorités claires. «Si la famille ne va pas bien, le travail n’ira pas mieux.»

Et l’histoire ne s’arrête certainement pas là pour Denise Robert. «La vie est une école perpétuelle. J’ai envie d’apprendre encore longtemps!» Aux femmes, elle a envie de dire de suivre leur instinct et de ne pas avoir peur de sauter. «Le non n’est pas une porte fermée. Si la porte est barrée, trouvez la clef. Dans vos têtes, il y a toutes les clefs du monde.»

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