Histoires inspirantes

Lectures estivales : 5 livres magnifiques signés par des femmes

14 juin 2018 par Caroline R. Paquette

Cinq livres canadiens signés par des femmes, et autant de prises de parole nécessaires et lumineuses. Cinq livres que nous vous invitons à découvrir, cet été. 

La vie d’artiste

Catherine Ocelot, Mécanique générale, 2018
Au croisement du terre à terre et de l’imaginaire, cet album offre une réflexion sans complaisance sur la « vie d’artiste », et les doutes qui viennent avec. La bédéiste s’entretient avec sept créatrices et créateurs d’ici, dont la formidable Micheline Lanctôt — parions que son discours très franc sur la conciliation famille/travail résonnera chez les femmes de tous les milieux. C’est une bienfaisante mise à nu que ce troisième opus de Catherine Ocelot. Et un jalon important de son parcours d’artiste.

Ligne brisée

Katherena Vermette, trad. de Mélissa Verreault, Québec Amérique, 2017
Le magnifique premier roman de l’auteure métisse a remporté Le combat national des livres 2018 de Radio-Canada, à juste titre. Ancré dans le quartier North End de Winnipeg, Ligne brisée porte sur la violence faite aux femmes autochtones — un sujet dont il faut parler, encore et encore. Si Katherena Vermette ne détourne pas le regard devant l’horreur, elle témoigne également de l’amour et de la solidarité qui existent entre ces femmes. Beau et saisissant.

Hôtel Lonely Hearts

Heather O’Neill, trad. de Dominique Fortier, Alto, 2018
Comme bien des contes, les univers que met en place Heather O’Neill ne sont épargnés ni par l’amour ni par la cruauté. C’est encore le cas pour cette histoire nichée dans l’entre-deux-guerres, à Montréal, où l’on suit un homme et une femme ayant noué de forts liens dans un orphelinat hostile. Impossible de résister à la plume enchanteresse de l’auteure anglo-montréalaise, reconnaissable entre toutes. Et mention spéciale au personnage de Rose, une héroïne redoutable dans un monde de gangsters.

Créatures du hasard

Lula Carballo, Cheval d’août, 2018
Régina, la grand-mère flamboyante ; Adri, la tante pusheuse de médicaments ; Yazira, la voisine qui « n’adresse la parole à personne, sauf pour nous insulter » : voilà quelques-unes des femmes qui animent ce récit illustré, témoin du quotidien — rythmé par les jeux de hasard — d’une fillette de neuf ans dans un quartier populaire de l’Uruguay. Inspirée de l’enfance de l’auteure, cette première œuvre possède un charme fou, propulsé par une écriture sublime.

Nanimissuat Île-tonnerre

Natasha Kanapé Fontaine, Mémoire d’encrier, 2018
Trois femmes se font entendre dans le quatrième recueil de poésie de Natasha Kanapé Fontaine : sa grand-mère, sa mère et elle-même. La militante innue y explore le pouvoir salvateur de la filiation, et tente de réparer les blessures — les siennes, celles de sa communauté — pour que l’avenir soit plus lumineux. Ses poèmes sont à l’image de son engagement en faveur des droits autochtones : nécessaires et mus par une féconde colère.


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