Histoires inspirantes

«En affaires, apprenez à jouer pour gagner!»

23 juin 2016 par Catherine Bergeron

Ne vous laissez pas flouer par sa douceur et son apparente timidité, Sophie Paquet n’a pas froid aux yeux ! Entrepreneure au sein de la Financière Banque Nationale, cette vice-présidente et son équipe gèrent plus d’un demi-milliard d’actifs. Faites la connaissance d’une leader qui a appris à jouer pour gagner.

Si tu devenais une super-héroïne du monde des affaires, quel serait ton super pouvoir ?
Ma détermination ! Elle m’amène à constamment repousser les limites de ma zone de confort. Mon grand-père et mon père ont été conseillers en placements avant moi et je suis la première femme à reprendre le flambeau dans l’entreprise familiale. Le milieu des valeurs mobilières est très masculin et il n’y a rien de garanti. Même pas le salaire ! J’ai dû me faire confiance et prendre ma place.

Comment cette force s’est-elle révélée à toi ?
J’ai joué au tennis jusqu’au niveau universitaire à McGill. L’entraînement et les compétitions, ça endurcit ! Rapidement, je suis devenue très résistante à l’échec, j’ai appris à croire pleinement en mon potentiel et à me projeter comme une gagnante. Ce « mind set » m’a permis de gagner la confiance des gens et de faire ma marque tant dans le milieu sportif que professionnel. Toute jeune, j’ai aussi été témoin des hauts et des bas de la carrière de mon père. Son parcours m’inspire de beaux exemples de résilience.

Pourquoi ne voudrais-tu te départir de cette force pour rien au monde ?
Chaque fois que je relève un défi, que je me mets en posture « jouer pour gagner », ça m’apporte quelque chose de nouveau — et c’est souvent payant ! Quand je suis arrivée à la firme, par exemple, je laissais mon associé faire les présentations. Ça me convenait très bien, jusqu’au jour où j’ai réalisé que les clients me percevaient comme son adjointe ! Je me suis promis de changer les choses. À 34 ans, j’ai donc donné une première conférence sur les marchés boursiers devant un groupe d’hommes d’affaires importants. J’étais assez angoissée, mais ils ont adoré mon sang froid. Depuis ce temps, je m’assure toujours de prendre la parole lors des présentations.

« Plus vous serez dans l’action, plus vous serez remarquées.
Il ne faut pas avoir peur : la confiance en soi et le leadership se cultivent
à travers la prise de risque ! »
— Sophie Paquet,

Isabelle Hudon répète souvent qu’il n’y a pas d’échec, que des demi-succès. Quel est ton plus grand demi-succès ?
J’ai fait face à une situation en affaires qui ne me convenait plus. Mes valeurs et celles des gens impliqués n’étaient plus en cohésion, et on ne partageait plus la même philosophie. J’avais le pouvoir de changer les choses, mais je craignais de décevoir ou de choquer. Malgré toutes mes appréhensions, quand j’ai finalement été convaincue qu’il était temps d’agir, mon remaniement a été très bien reçu. J’ai appris. Aujourd’hui, si une situation professionnelle me déplait, je me fais davantage confiance. 

Quelle devise te représente bien ?
« Go for it! » C’est un cri de ralliement que mon père lançait régulièrement à ses employés. C’est devenu notre devise dans le bureau et on se répète cette phrase chaque fois qu’une belle opportunité se présente.

Si tu pouvais encapsuler un seul de tes talents pour l’offrir à tes héritiers, lequel choisirais-tu ?
Mon optimisme. Je suis quelqu’un qui a la foi, qui croit que tout va bien se passer. C’est inutile d’appréhender le pire et de se stresser pour l’avenir. Il faut avoir confiance, et foncer !


Qu’est-ce que tes parents te répétaient sans cesse quand tu étais petite ?
Que j’avais beaucoup d’énergie ! Et ils me le disent encore. Cette énergie, j’ai appris à la canaliser pour me réaliser personnellement et professionnellement.

À la fin du Défi 100 jours L’effet A, que veux-tu avoir accompli ?
Parce que je travaille dans un monde tellement masculin — on compte seulement 17 % de femmes conseillères à la Financière Banque Nationale, et 16 vice-présidentes au Canada —, je trouve très intéressant de stimuler l’ambition des femmes ! Avec moi, j’ai envie qu’elles apprennent à ne pas se sentir coupables de leur réalité et de leurs besoins. Je veux qu’elles s’affirment davantage et qu’elles ne se mettent jamais de bâton dans les roues. Mais surtout, mon plus grand souhait serait d’avoir contribué à un mouvement rassembleur pour les femmes de notre communauté. Un projet qui les mettra de l’avant, qui fera rayonner les entrepreneures de Québec.

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Photo : Frédérique Ménard-Aubin

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