Histoires inspirantes

Catherine Raîche, une femme parmi les Alouettes

16 juin 2017 par Marie-Claude Marsolais

Elle a toujours su qu’elle voulait travailler dans le monde du football et rien ne l’arrêtera dans sa lancée. À titre de directrice générale adjointe aux opérations des Alouettes, Catherine Raîche est responsable notamment du recrutement des joueurs. S’il est rare de voir une personne si jeune – elle a 27 ans- occuper ce genre de poste, ça l’est encore plus pour une femme. Certains remettent en cause sa crédibilité, mais l’avocate de formation n’en tient pas compte. Entrevue avec une femme pour qui persévérance et travail acharné font partie du quotidien.

1. Quelle est ta plus grande ambition?
Je voudrais devenir directrice générale d’une équipe de la ligue canadienne de football ou accéder à un poste de direction dans la NFL. Lorsque j’ai commencé à travailler pour les Alouettes, j’ai su que j’étais à la bonne place. Je veux monter les échelons.

2. Quand ton ambition est au plus bas, quelle chanson te redonne de l’énergie?
Ain’t no mountain high enough de Marvin Gaye. Cette chanson me donne de l’énergie et elle me rappelle aussi Remember the Titans, un film de football que j’ai beaucoup aimé.

3. À quel moment as-tu réalisé qu’un de tes talents pourrait te permettre de te démarquer?
Après mon premier jour de maternelle, je ne voulais plus y retourner: je ne savais ni lire ni écrire… je perdais mon temps! Très jeune déjà, je voulais toujours en faire plus et travailler fort. La persévérance et le travail acharné me décrivent bien. Même si les objectifs semblent loin et difficiles à atteindre, je n’abandonne pas.

4. Si tu n’étais pas si modeste, de quel bon coup aimerais-tu te vanter?
Pendant mon bac en droit, j’ai enseigné la gymnastique et le cheerleading à des adolescentes d’une école défavorisée. Plusieurs de ces jeunes vivaient des situations familiales difficiles, il y avait beaucoup de décrochage scolaire. Mon but était de les garder sur les bancs d’école. Je retire une grande fierté de cette expérience.

5. Isabelle Hudon répète souvent qu’il n’y a pas d’échec, que des demi-succès. Quel est ton plus grand demi-succès?
À la fin de mes études en droit, je devais faire un stage de six mois. Il y avait un cabinet d’avocats pour lequel je rêvais de travailler, mais on ne m’a pas sélectionnée. Ce refus a été très difficile. Or, ça m’a menée ailleurs, notamment dans un bureau d’avocat que j’ai adoré. Ce refus a été une leçon. Dans la vie, on ne fait pas toujours face à des «oui», mais cela peut mener à une belle histoire.

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6. Quelle est ta devise?
Rien n’arrive pour rien. Cela revient à ce demi-succès que je partage. Parfois, quand certaines choses arrivent, on se demande pourquoi… et on le comprend plus tard.

7. Si tu pouvais obtenir un nouveau talent en claquant des doigts, quel serait-il?
J’adorerais savoir chanter, mais je suis terrible! Par contre, je ne suis pas de nature timide, alors je chante parfois… et les autres n’ont qu’à se boucher les oreilles…

8. Professionnellement parlant, qu’est-ce que les années d’expérience t’ont appris?
En début de carrière, les commentaires négatifs m’affectaient beaucoup. Je voulais plaire à tout le monde. J’ai réalisé que c’est impossible. Des mauvais commentaires, il y en aura toujours. Par exemple, être responsable du recrutement des joueurs fait parler les gens. Certains disent que je ne suis pas crédible, mais je n’y accorde aucune importance parce que je ne doute pas de mes compétences.  

9. Quel est le meilleur conseil que tu as reçu?
Rester moi-même. Le sport – tout comme le domaine juridique – est un milieu extrêmement compétitif. On peut avoir envie d’impressionner et agir d’une façon qui ne reflète pas notre personnalité. À la longue, on en sort perdant.

10. Dans les souliers de quelle femme connue aimerais-tu passer 24 h?
Dans les chaussures de Michelle Obama. Elle a un parcours juridique qui m’interpelle. Elle a de fortes convictions et les applique dans tous ses actes. Je crois qu’elle a marqué l’histoire tout autant que son mari.

11. Avec quelle paire de souliers pourrais-tu conquérir le monde?
J’ai troqué mes talons hauts pour des souliers de course. C’est beaucoup plus confortable! Non seulement parce que je suis active, mais parce qu’ils m’aident à courir pour arriver à mes objectifs le plus rapidement possible.

12. Jusqu’où veux-tu aller avec ces souliers?
J’irai là où mes souliers vont me mener. Je refuse de me mettre des limites. Cette philosophie m’a portée là où je suis en ce moment. Je ne me suis pas arrêtée au fait qu’il n’y avait pas de femmes dans ce milieu. J’ai foncé et voilà le résultat!

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