9 femmes inspirantes à surveiller à Québec

17 septembre 2019 par Sarah-Émilie Nault

Ce ne sont pas les femmes ambitieuses qui manquent à Québec. Nos trois leaders du Défi 100 jours, Olga Farman, Marie-Soleil Tremblay et Julie Lemieux ont accepté de se prêter au jeu en choisissant celles qui les inspirent par leur force, leurs valeurs et leurs réussites. Découvrez ici le parcours et les conseils de ces femmes.

Les choix de Julie

La présidente-directrice générale d’Opération Enfant Soleil et leader de L’effet A, Julie Lemieux, a choisi Annie Talbot qui a sauté dans l’arène politique après avoir fait sa place dans le milieu de la philanthropie. Annie Fernandez est parvenue à se démarquer en prenant des risques dans un milieu très compétitif : les relations publiques. Quant à Nancy Florence Savard, son long-métrage « La légende de Sarila » a été le premier film d’animation 3D produit 100% au pays.

Autodidacte assumée

Annie Talbot, candidate libérale dans Portneuf-Jacques-Cartier.

Si Annie Talbot, ex-directrice générale de la Fondation de La Presse, vient tout juste de faire le grand saut en politique, c’est qu’elle a aujourd’hui la conviction de pouvoir mettre sa personnalité énergique, combative et assoiffée d’apprentissages au service du plus grand nombre.

« Être une personne autodidacte m’a beaucoup confrontée par rapport aux autres et s’est avéré un défi supplémentaire. Le syndrome de l’imposteur minait ma confiance, avoue-t-elle. Ce que je percevais comme une faiblesse au début de ma carrière a fait de moi une personne extrêmement ouverte, très combative, collaborative et à l’écoute, qui n’a jamais rien tenu pour acquis. »

C’est dans une éternelle perspective d’ouverture et d’empathie que la femme d’affaires s’est fait un devoir de s’impliquer dans sa communauté en offrant des conseils à ses pairs et en partageant son expertise à des organisations de plus petite envergure. Pendant ses 30 ans de carrière, elle a toujours souhaité faire une différence dans le parcours professionnel de ses collègues féminines.

En se lançant comme candidate pour le Parti libéral du Canada dans Portneuf-Jacques-Cartier, Annie explique avoir atteint un niveau d’ambition guidé par un devoir de responsabilité citoyenne. La philanthrope sait désormais reconnaître, toujours avec humilité, que son parcours démontre son talent et ses aptitudes professionnelles.

Motivée par ses valeurs

Annie Fernandez, Présidente – Fernandez relations publiques inc.

Après de nombreuses années à œuvrer en journalisme, Annie Fernandez  a choisi de tout quitter sans avoir de plan d’affaires ou de carrière précise en tête. C’est un « concours de circonstances » qui l’a menée à fonder sa compagnie, Fernandez relations publiques.

« Cela part d’une envie fondamentale de changer le cours des choses en basant mon entreprise sur mes valeurs et ma vision », explique-t-elle. Entourée d’une équipe guidée par des valeurs communes, elle se fait un devoir de continuer à être proche de ses sept employés, de son réseau de collaborateurs réguliers et de ses clients, tout en dirigeant l’entreprise.

Celle qui se décrit comme intègre et authentique précise que son ambition « n’en est pas une de grandeur, mais bien de bonheur ». Son obsession? Réaliser chacun de ses mandats dans la bonne humeur avec son équipe. Une façon de voir la vie lui venant probablement de ses racines latines (Fernandez étant d’origine espagnole) qui misent sur la famille et l’esprit d’équipe.

Affirmant se trouver exactement sur son X, Annie explique ne pas se voir faire autre chose, ni se trouver ailleurs. « Je pense avoir ma couleur bien à moi comme entrepreneure. Je suis menée par un désir de changer les choses, autant à travers le bénévolat qu’à travers mon travail. »

Inspirée par son enfance

Nancy Florence Savard, Présidente 10th Ave Productions

Un sujet personnel qui nous tient à cœur peut parfois raviver notre désir d’entrepreneuriat et notre courage! Voilà ce que croit fermement Nancy Florence Savard, propriétaire de 10th Ave Productions.

C’est de son souhait de poursuivre la tradition du temps des fêtes Ciné-Cadeau, à laquelle elle était très attachée enfant, qu’est née sa compagnie dédiée à la diffusion de longs-métrages d’animation 3D.

« Une mère veut offrir d’abord à ses enfants, puis aux autres, des histoires de chez soi. J’ai eu l’audace de croire que cela se pouvait au Québec et qu’on pouvait faire rayonner la culture et le talent de chez nous à l’international. »

 « Une poussée d’hormones » en 1998 qui s’est ainsi transformée en un premier long-métrage 3D conçu à 100% au Canada baptisé « La légende de Sarila », récipiendaire d’une dizaine de prix, nominations et distinctions internationaux. 

« J’ai une foi inébranlable dans les projets et les talents de mon équipe » dit-elle. Nancy Florence se décrit comme une coureuse de fond, dont le mot d’ordre demeure la persévérance pour réussir à faire sa place dans un milieu fort compétitif.

« Mon ambition est menée par une stratégie basée sur un avancement étape par étape et une vision bien définie à très long terme du développement de mon entreprise, souligne-t-elle. L’important, c’est de voir loin. »

Les choix d’Olga

Leader de L’effet A et associée directrice de Norton Rose Fulbright Québec, Olga Farman a sélectionné trois femmes qui rayonnent dans la capitale. Mélissa Gilbert, qu’elle décrit comme une femme ambitieuse et stratégique, Anne Hudon, grande communicatrice connectée à la scène culturelle, et Ichrak Zahar, qui fait figure d’étoile montante à Québec.

Saisir les opportunités

Ichrak Zahar, Directrice marketing – Ameublement Tanguay

Femme active, passionnée et très engagée, la Directrice marketing chez Ameublements Tanguay, Ichrak Zahar, a su faire sa place dans une ville où les femmes aux racines étrangères se font rarissimes dans les hautes sphères de direction.  « La vie m’a toujours amenée à la bonne place, croit-elle. J’ai appris à écouter les signes de la vie et à ne pas avoir peur de sortir de ma zone de confort pour sauter vers l’inconnu. » 

Impliquée dans son milieu depuis ses études universitaires, la mère de deux enfants « ne fait jamais rien à moitié ».  Elle croit fermement qu’il revient à chacun de trouver et de maintenir son propre équilibre. Ses conseils pour les gens qui auraient envie de suivre ses traces? Croire en soi, rester authentique, préserver son intimité et être bien entourée.

« On est une femme avant tout, insiste-t-elle. Il faut être une femme accomplie pour être bien aussi à la maison. Ma bulle familiale, j’y tiens et mes week-ends sont intouchables. Bien sûr, j’essaie d’être connectée, mais sans que cela ait des répercutions sur ma famille. J’ai toujours trouvé mon équilibre dans tout cela, car j’assume ce que je fais et je suis bien accompagnée. »

C’est son empathie et son amour pour les gens qui l’ont menée à devenir gestionnaire – un rêve qu’elle caressait depuis toujours – et qui la poussent à s’impliquer bénévolement auprès de nombreuses organisations. « Je trouve très important de soutenir la relève, car je suis passée par là, ajoute l’ambassadrice de la Ruche et vice-présidente du comité exécutif de la Jeune chambre de commerce de Québec.  Elle trouve aussi le temps de siéger au conseil d‘administration de la fondation Cervo pour donner au suivant.

Voir loin

Mélissa Gilbert , Vice-présidente exécutive – La Capitale

À 26 ans,  Mélissa Gilbert a compris une chose : elle occuperait un jour le poste de CFO (Chief Financial Officer). « Je venais de décrocher mon premier travail de contrôleur en entreprise et cela s’est imposé de façon très précise dans ma tête », se souvient-elle. C’est grâce à un travail acharné et à sa passion qu’elle a atteint son objectif à l’âge de 31 ans.

« Je carbure à la performance, avoue celle qui se considère présentement sur son X. Je veux m’assurer que mes équipes et moi grandissions et soyons performantes. Occuper le poste de vice-présidente exécutive dans une compagnie comme La Capitale à 41 ans démontre que je m’en suis bien sortie et j’en suis fière. »

Se qualifiant très ambitieuse, Mélissa est motivée par le désir de continuer d’apprendre et de s’améliorer tous les jours. Un désir partagé par des employés et des collègues qui ont, eux aussi, l’envie d’aller plus loin.

 « Faites-vous confiance et soyez passionnées par ce que vous faites. La confiance se développe avec les succès, avec l’âge, mais aussi avec les échecs », souligne-t-elle. 

La confiance cultive la confiance

Anne Hudon Directrice du festival d’été de Québec.

Anne Hudon , la nouvelle Directrice du festival d’été de Québec, est si pétillante qu’on imagine très bien le bonheur qu’elle raconte avoir vécu avec chacun de ses emplois.

« Mon seul but est d’être heureuse, lance-t-elle d’emblée. Je me trouve vraiment choyée de ne jamais avoir connu, malgré les défis et les embûches, la morosité d’un emploi. J’ai toujours vécu de belles histoires avec mes équipes et mes mandats. J’ai aussi eu de bons patrons qui m’ont fait confiance. »

En se familiarisant avec les nouvelles technologies, il y a un quart de siècle de cela, elle se « donnait une valeur ajoutée » qui lui permettrait de se démarquer. Sa grande confiance en elle – cadeau de parents qui lui ont répété que tout était possible – a aussi pavé sa route vers le succès. Un succès qui nourrit aussi la confiance en soi. 

Ce qu’elle fait le mieux dans la vie? Guider des gens de talent.  « Ma force est d’être une bonne chef d’orchestre!  J’aime m’entourer d’une équipe forte qui va m’apprendre des choses », dit celle qui n’a pas peur de se lancer dans un nouveau mandat sans nécessairement maitriser tout le secteur d’activités. « De toute façon, de beaux humains, à un endroit ou à un autre, ce sont de beaux humains et j’adore les défis! »

 

Les choix de Marie-Soleil

La professeure titulaire à l’École nationale d’administration publique (ENAP) et leader de L’effet A, Marie-Soleil Tremblay, a sélectionné trois femmes de la ville de Québec qui ont réussi à se propulser avec « une force douce » et beaucoup d’intégrité. La gestionnaire à la curiosité insatiable Mélissa Gauvin, la femme au franc-parler Guylaine Leclerc et la prolifique autrice Marie-Renée Lavoie partagent ici leur ambition.

L’intégrité au cœur de son travail

Guylaine Leclerc, Vérificatrice générale du Québec

Guylaine Leclerc a fait ses débuts comme fonctionnaire avant de fonder le plus important cabinet en juricomptabilité au Québec au début des années 2000. Une grande société américaine, coté à la bourse de New York, a acheté son entreprise. Elle dirige ensuite les activités d’une firme spécialisée en juricomptabilité et en conseils financiers jusqu’à sa nomination à titre de vérificatrice générale du Québec.

« Je suis une pure entrepreneure, affirme Guylaine Leclerc. J’ai toujours travaillé en fonction de mes valeurs, avec passion et dans la plus grande intégrité. Ce qui fait qu’il n’y a jamais rien qui puisse m’atteindre, et ce même si le milieu dans lequel j’ai évolué était extrêmement difficile et que la compétition y était très féroce. »

Affirmant ne pas avoir peur du risque, c’est en restant authentique qu’elle a accepté un poste pour améliorer la gouvernance du gouvernement du Québec, rien de moins. « C’est un grand privilège de pouvoir changer et améliorer les choses, dit celle qui ne soupçonnait pas qu’un tel mandat la passionnerait autant. Cela rejoint toutes mes valeurs de franchise, d’honnêteté et de recherche de perfection ».

Comparant son parcours à celui d’un voilier, Guylaine raconte voguer d’opportunité en opportunité, là où le vent la mène. « J’ai toujours fait confiance à la vie, et en mettant beaucoup d’énergie dans tout ce que je fais, cela m’a permis d’être dirigée dans la bonne direction en vivant de belles choses. »

Briller avec succès

Mélissa Gauvin, Directrice des finances – Chocolats Favoris.

Au secondaire, Mélissa Gauvin savait déjà qu’elle voulait se diriger vers le milieu des affaires. Encore plus, cette fille d’entrepreneurs – ambitieuse et passionnée – a toujours eu cette volonté d’avoir une « grande carrière ».

 « J’adore être en entreprise et développer des projets, dit la Directrice des finances chez Chocolats Favoris. Je fais tout à 100%.  Je crois qu’il est possible d’atteindre nos objectifs professionnels tout conciliant le travail et la vie familiale. »

Fille de défis, Mélissa adore la nouveauté ainsi que le processus d’essais et erreurs lui permettant d’arriver à ses fins. Car selon elle, un échec peut aussi mener vers un résultat positif. « Quand on fait les choses pour soi et qu’on aime ce qu’on fait, cela paraît dans l’atteinte de nos objectifs », soutient-elle.

Selon la femme de 35 ans, les capacités intellectuelles, mais aussi l’intelligence émotionnelle sont indispensables pour être une bonne gestionnaire et briller dans son milieu de travail.

L’ambition d’écrire

Marie-Renée Lavoie, autrice et enseignante de littérature.

Selon l’autrice Marie-Renée Lavoie, on oublie trop souvent que l’ambition n’apporte pas forcément la richesse. « On a l’impression que les artistes se paient de liberté et de bonheur, mais on pense moins qu’ils sont ambitieux. L’ambition est bien là même si elle est beaucoup moins attachée à la notion d’argent », précise-telle.

Très jeune, Marie-Renée a eu cette envie irrésistible d’écrire. Des études en sciences, en chimie puis un doctorat en poche, Marie-Renée enseigne la littérature depuis 20 ans au cégep. « Enseigner m’offre une sécurité financière qui me permet d’assouvir ma passion d’écriture. Car écrire prenait le pas sur tout le reste de mes ambitions. Cela a fini par l’emporter », dit-elle. 

Depuis sa première publication en 2010, elle alterne entre littérature jeunesse et adulte. Son 12e roman bientôt publié lui confirme qu’elle a choisi le plus beau métier du monde. Le secret de son succès demeure pour elle bien mystérieux. Elle évoque une suite de circonstances, peut-être une plume capable de rejoindre un grand public, et beaucoup de travail – constant et soutenu – pour fidéliser ses lecteurs.

« On met nos tripes dans une œuvre et on se croise les doigts pour que les gens lisent notre livre et surtout l’apprécient, explique-t-elle. Écrire veut aussi dire sortir de sa zone de confort en faisant face à la critique. »

Selon elle, une mauvaise critique peut correspondre à un mauvais bilan financier pour une femme d’affaires. « Il faut se retrousser les manches, travailler plus fort et recommencer. Dans les arts, ce travail de déconstruction, de reconstruction et de résilience existe aussi », conclut-elle.

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