Histoires inspirantes

La vérité sur la confiance en soi : le témoignage de Virginie Faucher

3 juillet 2018 par Catherine Bergeron

Virginie Faucher ne se destinait pas à une carrière d’entrepreneure. Pourtant, à même pas 35 ans, elle est devenue actionnaire de Chocolats Favoris.

Quand Dominique Brown lui a proposé d’embarquer dans l’aventure Chocolats Favoris, Virginie Faucher, maintenant vice-présidente de l’entreprise, n’a pas hésité longtemps. Spécialiste des communications et des relations publiques, elle n’en connaissait que bien peu sur le monde du chocolat. Mais ça lui importait peu. Travailleuse acharnée aimant évoluer dans l’ombre, elle savait que relever ce défi aux côtés de Dominique — son employeur de l’époque, qui était président de Beenox — serait à la fois stimulant, enrichissant et rassurant. 

« En 2012, on a donc fait l’acquisition d’un fleuron dans la région de Québec. Cette entreprise avait vraiment beaucoup de potentiel et une cote d’amour inouïe de la clientèle, mais pour développer le concept qu’on avait en tête, tout était à refaire et moi, j’avais tout à apprendre », raconte Virginie. Ils avaient alors trois magasins. Six en plus tard, la chaîne en compte 40.

Alors que l’entreprise prenait son envol, la carrière de Virginie se portait bien. Elle savait pourtant que pour se propulser davantage, elle devrait se débarrasser d’un manque de confiance en elle qui l’empêchait de rayonner.

La diplômée du Défi 100 jours L’effet A nous raconte.

Tu ne sembles avoir aucun problème avec la prise de risque. Ton parcours est impressionnant. Pourquoi avoir participé au Défi 100 jours L’effet A ?
C’est gênant de l’admettre, mais même si tout allait bien pour moi, je devais surmonter un manque de confiance en moi qui m’empêchait de faire des choses essentielles, comme exprimer mes opinions sans douter de moi et prendre la parole publiquement.

En 2016, par exemple, l’Association des Femmes Entrepreneures de Québec m’a appelée pour m’annoncer qu’on allait me décerner le prix Coup de foudre d’affaires. Trop gênée à l’idée de monter sur scène pour faire un discours, j’ai refusé le prix. [Rires] Je me suis finalement ravisée, mais je n’ai gardé aucun souvenir de cette soirée. Le stress que j’ai ressenti ce soir-là a tout effacé !

Oui, on peut avoir une belle carrière même si on manque de confiance en soi ou si on souffre du syndrome de l’imposteur. Mais la vérité, c’est que tôt ou tard on se laissera freiner par des peurs et des doutes qu’on n’osera pas surmonter. Pour ma part, j’ai toujours trouvé le moyen de compenser pour mon manque d’assurance. Je suis une travailleuse acharnée. Me lancer en affaires, ouvrir de nouveaux magasins, gérer du personnel et des chantiers énormes, ce n’est pas toujours facile, mais ça ne me sort pas réellement de ma zone de confort. Accepter la reconnaissance, parler en public et prendre position, ça, ça a toujours été un immense challenge pour moi. Plus le temps filait, plus il devenait évident que je devais corriger cette lacune pour jouer pleinement mon rôle, me sentir bien dans ma carrière et me propulser encore plus loin.

Virginie Faucher, vice-présidente développement chez Chocolats Favoris et diplômée du Défi 100 jours L’effet A, avec Dominique Brown, président de Chocolats Favoris et Charles Auger, vice-président opérations (à gauche).

Quel était ton défi ?
Je devais travailler ma confiance en moi et combattre le syndrome de l’imposteur. Dominique, qui me connaît comme le fond de sa poche, m’a souvent répété que si ce n’était de mon manque de confiance, je pourrais absolument tout réussir dans la vie. Il avait raison…

Quel a été ton moment marquant durant le Défi 100 jours ?
J’idéalisais beaucoup les leaders du monde des affaires. J’ai trouvé ça très inspirant de pouvoir les côtoyer et de les entendre nous raconter leur parcours de façon transparente. Elles nous ont parlé de leurs bons coups, mais aussi de leurs moins bons coups. J’ai compris que finalement, ces leaders sont comme nous toutes. Pouvoir humaniser ces femmes que j’admire a été significatif pour moi.

Le Défi m’a également permis d’élargir mon réseau. Comme je n’aime pas particulièrement le réseautage, j’ai commencé à développer de bons réflexes sans que ce soit trop intimidant. J’ai beaucoup apprécié l’esprit de cohorte qui s’est installé en 100 jours.

Aussi, je dois le dire, j’ai a-do-ré l’atelier sur la négociation avec, entre autres, Sophie Brochu, présidente d’Énergir. J’ai dû rembourser mon Défi 100 jours L’effet A au moins 32 fois grâce aux conseils que j’en ai tirés. J’en parle à tout le monde !

Quel est ton bilan du Défi 100 jours L’effet A?
Rien n’est gagné à 100 %, mais je prends davantage le crédit pour ce qui me revient et je m’exprime avec une meilleure confiance. Concrètement, dans les rencontres avec nos partenaires, je m’affirme beaucoup plus. J’ai même fait une conférence devant 300 personnes. Ce n’est pas un naturel encore, mais j’ai complètement changé ma posture. Je prends les devants et ça me sert vraiment.

Quels conseils voudrais-tu donner à une version plus jeune de toi-même?
– Fais en sorte d’améliorer ta confiance en toi ! Mine de rien, la confiance en soi, ça ne se construit pas tout seul. Pour la solidifier, tu dois faire des efforts et t’entourer de femmes inspirantes qui peuvent te guider et t’outiller.
– Sors de ta zone de confort. Il n’y a qu’en relevant des défis que tu réaliseras ce que tu es en mesure d’accomplir. Arrête de te demander si tu seras à la hauteur. Ose ! Tu augmenteras ta confiance. Et tu en ressortiras grandie et fière de toi!
– Sors de ton bureau et fais des rencontres. Entre tes quatre murs, personne ne viendra te challenger ou t’aider. Rencontrer des gens te permettra d’obtenir des points de vue différents, d’enrichir tes idées et de voir venir toutes sortes d’opportunités.

Comme plus de 1 400 femmes à ce jour, vous souhaitez participer au Défi 100 jours L’effet A ? Pour plus d’info sur les formations (à Montréal et à Québec) et pour vous inscrire, visitez la page formation de notre site internet.

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