Prendre des risques

Un plan de carrière ou un terrain de jeux?

6 février 2015 par L'effet A

Je ne me rappelle plus où, ni quand j’ai entendu parler de « Jungle Gym career » pour la première fois, mais je me souviens très bien de ma réaction : j’ai eu une véritable épiphanie. Utiliser la métaphore de la structure de jeu pour enfants afin d’expliquer qu’il y a davantage de mouvements possibles dans une carrière que seulement monter (et descendre), j’ai trouvé ça génial. Enfin, on nommait et, mieux encore, on validait quelque chose que je savais au fond de moi : le modèle traditionnel de la carrière en échelons, c’est limitatif, ringard et plate.

UN TRAJET IMPRÉVISIBLE
Oui, la vie professionnelle actuelle, avec ses changements d’emploi fréquents et son contexte économique fluctuant, ressemble en tout point à un vaste module de jeu, d’où la référence au « Jungle Gym ». Il y a des échelles, certes, mais aussi des glissades, des cages à grimper, des murs d’escalades et des ponts suspendus. Toutes les directions peuvent être explorées, rendant le trajet parfois imprévisible et risqué, mais qui font aussi battre le cœur d’excitation et de plaisir.

SUIVRE SON INSTINCT
Ce changement de paradigme a élargi mon champ de vision et a également enlevé tout un poids sur mes épaules de pigiste curieuse au plan de carrière éclaté. Je n’étais pas éparpillée et confuse, je suivais simplement mon instinct! Mon estime personnelle s’est également mieux portée par la suite. J’ai arrêté de culpabiliser au sujet de mes récents contrats qui n’accotaient pas en prestige (et en paie) un job de rêve que j’ai occupé il y a cinq ans. Car selon le modèle de « l’échelle du succès », j’avais descendu d’au moins deux barreau et, oh horreur, je m’y étais immobilisée pour fonder une famille. Pourtant, selon « l’échelle de mon bien-être », je sentais que c’était la bonne et la seule chose à faire, non seulement pour mes enfants, mais également pour moi. Un recul est parfois nécessaire pour se donner un élan.

Depuis, j’ai effectué plusieurs sauts périlleux et j’en suis fort fière. J’ai notamment pris la décision d’écrire à temps plein, un parcours qui me donne toujours des papillons dans le ventre et qui me confirme une chose : ce n’est pas parce qu’on ne l’a jamais fait qu’on n’a pas déjà ce qu’il faut pour le faire.

Et vous, le Jungle Gym career, qu’en pensez-vous ?

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13 commentaires

  1. Avatar
    Isabelle Author

    J’adore la façon Jungle Gym. Je n’avais jamais entendu l’expression. J’ai toujours dit que j’utilisais une stratégie émergente pour développer ma carrière! Je me base sur les opportunités, mes goûts et je m’ajuste en fonction de ce que j’apprends lors de chaque nouveau défi que je choisis de relever. Ça donne un parcours unique, qui me plait et qui me permet d’éviter la routine.
    Je sais maintenant que je peux faire pratiquement n’importe quoi. Il suffit de se donner le temps d’apprendre et de se faire confiance.

    • L'effet A_Emilie

      Vous soulignez un point important Isabelle : se donner le temps d’apprendre. Peut-être est-ce le facteur qui effraie ? L’empressement à ce que les choses s’enchaînent dans un cours délai ?
      Il est vrai qu’avoir plusieurs cordes à son arc évite une vie professionnelle routinière. Sauter sur les opportunités, franchir les portes de l’inconnu une à une amène nécessairement vers une confiance en soi. Suffit d’ouvrir la toute première… Alors, vous le savez maintenant, vous êtes une Jungle Woman 🙂 Merci pour le partage et continuez de vous amusez sur ce terrain de jeux au renouveau incessant !

  2. Avatar
    MamzelleSuz Author

    J’adore votre article! Suivre son instinct, avoir une idée, la suivre. Suis-je plus fonceuse ou passive? Ça dépend : dans ma vie personnelle, je suis plutôt fonceuse. Par exemple, pour tous les mois de 2015 je vais me lancer un défi. Le but de cet exercice est de m’amener graduellement à sortir de ma paresse installée depuis un an et exploiter mes forces au maximum.

    En janvier, mon défi était de faire un dessin par jour. Je veux que cette habitude devienne une attitude et qu’ainsi, à force de peindre j’aurai accumulé assez de toiles pour exposer en novembre 2015 (c’est mon défi de novembre). Pour m’y aider, j’ai décidé de retourner à la base et de suivre des cours de dessin. Défi du mois de février : faire au moins 30 minutes de yoga par jour. Mars : courir au moins 30 minutes par jour et augmenter le nombre de kilomètres couru dans ce laps de temps. Etc..

    On me demande d’essayer l’escalade de roche? Go for it! On me propose de participer à une course à obstacles? Je m’entraîne en conséquence. Mais quand vient le temps de parler de ma carrière professionnelle, je suis passive. J’aurai 49 ans bientôt, j’ai un baccalauréat en communications graphiques et j’aurais tant aimé devenir conceptrice publicitaire. Je manquais réellement de confiance en moi à l’époque. Tout le monde était plus beau, plus fin et tellement meilleur que moi, que je me suis retrouvée, par la bande, adjointe administrative, puis adjointe de direction. Je suis adjointe depuis au moins 16 ans. Par contre, même si c’est loin d’être mon job de rêve, je suis fière de dire que je suis excellente dans ce que je fais. Mon côté créatif, je l’exploite à la maison en créant des bijoux, en peignant, en bricolant. Sinon, je crois que je serais une candidate parfaite à la déprime. 🙂

    Encore aujourd’hui, même avec l’expérience et la maturité acquise au fil des ans, ce sentiment que je ne suis pas faite pour être dans « la cour des grands » est infime, mais toujours présent. La différence est que je sais maintenant que si j’avais une idée de génie, cette idée de projet personnel, ou de carrière qui engloberait mes forces et ferait vibrer ma fibre artistique, je ferais tout pour atteindre cet objectif. Je n’ai toujours pas trouver cette idée.
    Mais savoir que vous vous êtes lancé ce défi sur 100 jours à faire comprendre aux femmes, entre autres, qu’elles ont leur place en affaire, chapeau! Vous êtes inspirantes et vous me donnez un bon coup de pied dans le derrière, côté motivation. Je ne sais pas trop quelle direction prendre en ce moment, mais je vais profiter de mon mois de défi à faire du yoga pour méditer sur la question.

    Bon, je croyais n’écrire que deux ou trois lignes et me voilà qui écris un roman!
    Bravo à vous cinq! Vous êtes très inspirantes!

    • L'effet A_Emilie

      Mamzelle Suz, merci pour votre témoignage personnel qui est à la fois rafraîchissant et inspirant. Vous faites preuve d’une curiosité continuelle et cela semble vous allez à ravir!
      Combler votre manque de stimulation artistique au travail via votre vie personnelle est le moyen d’obtenir l’équilibre souhaité. Il faut parfois focusser sur que nous avons plutôt que sur ce que nous aurions jadis pu obtenir. Ou pire, convoiter ce que autrui détient. «L’herbe n’est pas plus verte chez le voisin».
      Tout ce chemin parcouru, malgré les obstacles, regardez droit devant. Suffit de semer les bons éléments autour de nous !
      Un pas à la fois, l’expérience acquise et la maturité vous mèneront à l’idée de génie qui saura combler vote vie professionnelle !
      Soyez fière du chemin parcouru et continuez de vous trouver bonne dans ce que vous faites. C’est loin d’être négligeable. Chapeau !
      Partagez vos défis via l’onglet MON DÉFI sur la page d’accueil et inspirez d’autres femmes à marcher dans vos pas !

      • Avatar
        deborah mbombo Author

        je suis d’accord que notre parcours professionnel est loin d’être une ligne droite. c’est un zig zag dans lequel nous avons du plaisir et de la passion pour cheminer. en effet rien n’est statique mais tout bouge parfois en nous surprenant, je suis passée d’une employée journalière, à une téléphoniste, puis caissière, aujourd’hui adjointe administrative et je viens de compléter mon bacc en administration des affaires, et prête pour d’autres horizons toutes ces expériences m’ont enrichie et rendu heureuse , surtout fière de moi, dans ce parcours je ne compte pas les heures données en bénévolats dans différents organismes.

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    Michelle Author

    Je suis fonceuse et j’aime entreprendre des initiatives qui m’aident dans ma carrière. Trouver des outils et bien s’entourer… surtout!

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    Louise Fortin Author

    Cela dépend des objectifs à atteindre….

  5. Avatar
    Josée Ruel Author

    Bonjour Marie-Josée, moi je suis instinctivement fonceuse. C’est à 28 ans que j’ai décidé de divorcer, et de partir seule avec mes 3 jeunes enfants tout en retournant aux études. J’ai débuté par des études post-secondaires en secrétariat et comptabilité, mais j’ai réalisé que ce n’étais pas assez. Ma personnalité, mon caractère, ma force, et mes besoins de faire vivre ma famille m’ont mené à faire des études universitaires. Pour m’encourager, j’ai tout d’abord réussi un certificat en administration, ensuite un baccalauréat en GRH, un programme court de deuxième cycle en relations de travail, et même une maîtrise en gestion des organisations volet développement organisationnel. J’ai quelques contrats de travail comme expérience, mais malheureusement je cherche toujours de l’emploi. Afin de rester fonceuse sans me décourager je retiens de l’article ci-dessus la phrase suivante: «Un recul est parfois nécessaire pour se donner un élan». Voilà un petit bout de tranche de vie d’une fonceuse. Bonne chance pour ton défi!

    • L'effet A_Emilie

      Votre parcours est digne de mention, Josée ! Quelle femme tenace et persévérante vous êtes. Continuez de regarder droit devant : persévérance ne peut qu’être récompensée. Inscrivez-vous à notre infolettre, vous pourrez suivre les étapes du défi de Marie-Josée ! Elle continuera de vous inspirer. On adore les tranches de vie, surtout celles des fonceuses 🙂

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    Rouleau Lise Author

    Bonjour Marie-Josée, je pars de très loin CAD au secondaire j’étais étiquetée DGA ce qui veut dire difficulté d’apprentissage. J’ai fait 25 ans de couture a domicile et prendre soin de mon fils. Et avec ma détermination, ma ténacité, ma persévérance, mon courage, ma passion de fonceuse a fait, que j’ai terminé mon secondaire 5, a 45 ans. J’ai fait mon DEP en secrétariat a 47 ans et j’ai fait mon AEC en bureautique au collégial a 50 ans ici au cégep André Laurendeau. C’est le cadeau que je me suis fait pour mes 50 ans. Un retour sur le banc de l’école aux adultes. Ma détermination de changement drastique de vie étant native de Victo, maintenant vivant à Lasalle arrondissement Montréal, était très fort en moi. J’ai dû tout abandonner dans ma région natale pour venir refaire ma vie ici a Lasalle. Et dire que les conseilliers d’orientation de l’époque me disait bonne pour les usines de couture. Et aujourd’hui j’ai a mon acquis mon DES, mon DEP et mon AEC avec a mon acquis 2 entreprises que je développe avec mon associé et je suis tout récemment reconnu praticienne de la Reconnexion du DR Éric Pearl de Los Angeles. J’ai mon bureau de consultation chez moi pour les séances de reconnexion et pour les impôts et la comptabilité, mon associé et moi avons 2 bureaux maintenant pour servir notre clientèle. Mon travail a temps plein comme préparatrice d’impôts et de comptabilité est devenu une autre force sans formation spécifique que j’ai appris avec l’expérience de travail comme assistante comptable. De plus, je suis entrain de bâtir une entreprise avec une communauté de gens d’affaires. Mes forces maintenant sont la communication, le relationnel, et tous ce qui concerne les outils informatiques.

    Pas si pire pour une décrocheuse scolaire au secondaire à 2 reprises hein? Mes passions maintenant: le relationnel, la communication, aider les gens qui ont besoin de motivation et support humain pour leur dire que TOUT EST POSSIBLE si nous le voulons vraiment.

    Voilà!

    • L'effet A_Emilie

      Madame Rouleau, merci de partager votre cheminement, et quel cheminement ! Vous êtes l’incarnation même de la détermination. Une détermination qui a su vous récompenser. Vous pouvez en être fière et vous êtes un exemple admirable pour toute la communauté de L’effet A !

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