Histoires inspirantes

Dans les souliers de Caroline Néron

10 juillet 2017 par Marie-Claude Marsolais

On l’a d’abord connue en tant que comédienne, puis chanteuse. Mais depuis plus d’une décennie, c’est pour sa ligne de bijoux et d’accessoires qu’on parle de Caroline Néron. Si les mauvaises langues se moquaient d’elle à ses débuts dans le monde des affaires, plusieurs se sont fermé le clapet quand ses ventes sont passées de 800 000$ à 10 000 000$ (une hausse de 300% en moins de deux ans!). Aussi fière soit-elle, la femme, qui s’implique tant dans le design des collections que dans les décisions d’affaires, ne semble pas surprise de son succès. «Quand tu suis ton instinct, que travailles fort et que tu repousses les limites de la créativité, les résultats finissent par arriver», soutient-elle.

Rencontre avec une femme inspirante, qui donne envie d’écouter sa petite voix.

1. Quelle est ta plus grande ambition?

Je souhaite m’établir à l’international. Pas seulement pour faire plus d’argent, mais pour pousser mon côté créatif à un autre niveau. Ça me permettrait notamment de participer à de grands shows de mode complètement sautés!

2. Quand ton ambition est au plus bas, quelle chanson te redonne de l’énergie?

Je suis très «pop» dans mes choix musicaux. J’aime les chansons qui sont au sommet des palmarès. En ce moment, j’écoute la chanson Shape of you de Ed Sheeran. J’adore danser; ça me remet vite sur les rails.

3. À quel moment as-tu réalisé qu’un de tes talents pourrait te permettre de te démarquer?

À part le travail que j’y mets, je crois que mon succès est dû à mon besoin d’être créative. Ça fait longtemps que je sais que je dois exploiter mon côté artistique. J’avais à peine neuf ans que je demandais à mes parents de me trouver un agent pour ma carrière d’actrice-chanteuse-danseuse! La créativité, quand tu es entrepreneur, c’est un plus. Si tu ne l’as pas, tu dois t’organiser pour t’entourer des gens qui l’ont. Ça permet de te démarquer dans toutes les sphères d’une entreprise: du produit en passant par le marketing ou la recherche de financement.

4. Si tu n’étais pas si modeste, de quel bon coup aimerais-tu te vanter?

Un jour, j’ai eu l’idée de créer une ligne de bijoux et trois semaines plus tard je lançais mon entreprise. Je suis fière d’avoir osé, d’avoir écouté ma petite voix qui me poussait à me lancer. Il faut plonger, même si c’est effrayant. Au début, on est fragile, mais on apprend à apprivoiser la peur. Et puis, on réalise que même si les résultats sont négatifs, souvent, ce n’est pas la fin du monde. Parfois, ça t’amène ailleurs et c’est encore mieux.

5. Isabelle Hudon répète souvent qu’il n’y a pas d’échec, que des demi-succès. Quel est ton plus grand demi-succès?

Moi non plus je ne crois pas à l’échec, mais aux périodes d’apprentissage. Plus tu essaies des choses, c’est immanquable, plus tu vas faire face à ces types de situations. Mais ce sont des périodes qui te rendent plus forte. Des moments qui permettent de te perfectionner, de réajuster le tir pour être meilleur. Il y a quelques années, j’étais dans une mauvaise situation financière. J’avais perdu beaucoup d’argent alors que j’essayais de percer en France. Pour me sortir de ce pétrin, j’ai dû réagir vite. C’est comme ça que j’ai ouvert un premier kiosque en 2009. Ç’a été un succès et sept mois plus tard, j’ouvrais ma première boutique.

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6. Quelle est ta devise?

On récolte ce que l’on sème. Je le répète souvent: il n’y a rien qui vient sans travail.

7. Si tu pouvais obtenir un nouveau talent en claquant des doigts, quel serait-il?

Je serais photographe de mode. C’est un art que j’adore et ça tourne autour d’un univers qui me passionne. La mode, les mannequins, les défilés…ça me parle énormément.

8. Professionnellement parlant, qu’est-ce que les années d’expérience t’ont appris?

Tous les jours, j’apprends à me fier à mon instinct. C’est comme ça que j’ai pris des risques en affaires qui ont finalement changé ma vie… pour le mieux! C’est d’ailleurs de cette façon que j’embauche les gens. Les diplômes et les CV sont importants, mais ce qui m’intéresse vraiment chez quelqu’un, ce sont ses valeurs, ses objectifs de vie, sa personnalité.

9. Quel est le meilleur conseil que tu as reçu?

Suis ton instinct. Mes parents ont toujours tout fait pour que je me sente en confiance, peu importe ce que j’avais envie d’entreprendre. Ils ne portaient jamais de jugement sur mes choix et m’encourageaient à poursuivre mes rêves… à suivre mon instinct, quoi.

10. Dans les souliers de quelle femme connue aimerais-tu passer 24 h?

Cara Delevingne. Elle a été une mannequin au top et lorsqu’elle en a eu assez, elle n’a pas hésité à abandonner la mode pour faire des films et même de la chanson. Elle est inspirante pour les jeunes et les moins jeunes.

11. Avec quelle paire de souliers pourrais-tu conquérir le monde ?
Je suis une fan finie de la marque Jimmy Choo. Je suis toujours en talons hauts, ça me donne une force, une posture, une grandeur. Je me sens tout à fait en mesure de conquérir le monde avec eux!

 

12. Jusqu’où veux-tu aller avec ces souliers?

Sky is not the limit anymore. Avec toutes les idées que j’ai en tête, je ne prends pas ma retraite avant 80 ans, c’est certain!

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