Dans mes souliers

Dans les souliers de Geneviève Marcon

19 juillet 2017 par Caroline Larocque-Allard

Geneviève Marcon est présidente de GM Développement. C’est aussi à elle que nous devons la création du magasin de jouets Benjo, en 2004, une entreprise qui a misé sur la revitalisation du quartier St-Roch qui, à l’époque, avait bien besoin de nouveaux attraits. La femme d’affaires spécialisée en immobilier carbure donc aux défis… tant qu’il y a du plaisir à le faire!

Rencontre avec une femme inspirante et toute en humilité. 

1. Quelle est ta plus grande ambition?
C’est de me donner le choix de faire ce que j’aime, indépendamment de ce que les autres pensent ou disent.

2. Quand ton ambition est au plus bas, quelle chanson te redonne de l’énergie?
J’adore les valses et les chansons de Noël, même en été! Ça me rend d’humeur joyeuse et légère. En juin dernier, j’organisais un événement pour lequel j’attendais 65 personnes. Le temps était gris et froid et j’avais de la difficulté à me motiver le matin, alors je mettais de la musique de Noël et tout allait mieux!

3. À quel moment as-tu réalisé qu’un de tes talents pourrait te permettre de te démarquer?
Depuis que je suis toute jeune, je suis reconnue pour être la «patenteuse», l’organisatrice, la rassembleuse. J’ai toujours eu une volonté très forte de réussir ce que je rêve d’accomplir. Il n’y a pas de problème assez gros pour me décourager, parce que tout est un défi. Je n’abandonne jamais. Je crois que ce côté de moi a un effet rassurant sur mon entourage.

4. Si tu n’étais pas si modeste, de quel bon coup aimerais-tu te vanter?
Je m’en permettrais deux! D’abord, j’ai un conjoint extraordinaire, des enfants que j’adore, une sœur de qui je suis très proche et des amis de longue date. Même si je travaille fort, j’ai réussi à atteindre un équilibre personnel dans lequel je me sens bien. Je suis fière de ça.

Mes meilleurs coups ont souvent été des idées farfelues pour plusieurs. Combien de gens d’affaires aguerris m’ont dit : « Ça ne marchera pas! »… Je suis fière de les avoir fait mentir et d’avoir réussi à faire mon chemin différemment. Si quelqu’un dit que quelque chose est impossible, je le ferai pour démontrer le contraire!

5. Isabelle Hudon répète souvent qu’il n’y a pas d’échec, que des demi-succès. Quel est ton plus grand demi-succès?
J’aime parler d’apprentissage ou d’expérience. Quand j’ai commencé, on avait la possibilité de faire l’acquisition d’un gros portefeuille immobilier. À l’époque, je trouvais toutefois que c’était une bouchée un peu trop grosse et j’ai préféré passer plutôt que de demander de l’aide. Je croyais que je devais trouver seule les solutions à tous les problèmes. J’ai donc appris à aller chercher des appuis.

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6. Quelle est ta devise?
Rien n’arrive pour rien. Quoiqu’il arrive, je suis sereine quand je me rappelle ça. Je suis de nature optimiste, mais je crois que c’est aussi grâce à l’expérience de projets qui n’ont pas abouti et qui ont finalement mené à autre chose que je réussis aujourd’hui à rebondir très vite quand tout ne se déroule pas comme prévu.

7. Si tu pouvais obtenir un nouveau talent en claquant des doigts, quel serait-il?
L’art de l’éloquence! J’admire les gens qui sont capables de faire des présentations sans trop de préparation, d’être à l’aise devant le public, d’ajouter un peu d’humour. Je voudrais être le pendant féminin d’un Brian Mulroney ou d’un Barack Obama, mais ce n’est pas le cas!

Pour être moins angoissée quand je dois être à l’avant-scène, je dois être hyper préparée, me motiver, penser à bien respirer. Il n’y a aucune improvisation possible dans mon cas. Un jour, j’ai exprimé mon admiration à Jean-Paul L’Allier pour ses qualités d’orateur et il m’a répondu : « Geneviève, si tu savais combien de temps je mets à me préparer pour ne pas avoir l’air préparé! » Ça m’a rassurée!

8. Professionnellement parlant, qu’est-ce que les années d’expérience t’ont appris?
Que rien n’est impossible et que c’est nous qui nous mettons nos propres limites. Que l’humour arrange souvent bien des choses et qu’il faut donc être capable de rire de soi un peu.

9. Quel est le meilleur conseil que tu as reçu?
J’ai été entourée dans ma vie de certains professeurs, parents et amis qui m’ont donné ce conseil : laisse tes actions parler pour toi. J’aime les valeurs qu’il sous-entend : travaille et persévère, mais dans l’humilité. Pour moi, l’important n’est pas la reconnaissance, mais la fierté personnelle d’arriver au but.

10. Dans les souliers de quelle femme connue aimerais-tu passer 24 h?
Je n’ai pas lu les livres ni vu les films Harry Potter, mais je me suis intéressée à l’auteure J.K. Rowling pour son parcours. Elle a connu l’adversité, elle a persévéré, et une fois parvenue aux honneurs et au succès, elle a su, à mon avis, conserver beaucoup d’humilité. C’est quelque chose que j’admire.

11. Avec quelle paire de souliers pourrais-tu conquérir le monde ?
J’adore les talons hauts et j’en ai une collection impressionnante, mais les gens qui me connaissent bien savent que ce qui me représente vraiment, ce sont mes pantoufles et mes vieilles babouches! Celles qui sont sur la photo sont celles que je porte dans mon bureau. Ça fait sourire les gens, et pour moi, c’est confortable. Quand tu te prends trop au sérieux, mets tes pantoufles et tu reviendras vite les deux pieds sur terre!

12. Jusqu’où veux-tu aller avec ces pantoufles?
J’aimerais beaucoup prendre un chemin totalement inexploré, faire quelque chose de différent. Je ne sais pas encore quelle forme ça prendra, mais je baigne présentement dans cette énergie. Je laisse aller, quelque chose germera en temps et lieu.

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