Dans mes souliers

Dans les souliers de Pauline D’Amboise

22 juillet 2017 par Marie-Claude Marsolais

Considérée comme l’une des 25 femmes les plus influentes au Canada par le Magazine Women of Influence, elle travaille sans relâche à l’intégration des meilleures pratiques de gouvernance chez Desjardins. Elle a d’ailleurs réussi avec brio à y instaurer une approche rigoureuse et progressiste en éthique et déontologie. Aujourd’hui, elle souhaite surtout voir l’intégration des principes du développement durable dans les modèles de gestion des entreprises. Et selon elle, pour y arriver, il faudra davantage de femmes dans des rôles de leaders. «De façon générale, les femmes assurent un leadership positif et ont d’immenses talents de communication et de conviction par rapport au développement durable. En quelque sorte, ce sont les femmes qui vont sauver la planète», affirme-t-elle.

Bienvenue dans les souliers de Pauline D’Amboise, secrétaire générale et vice-présidente Gouvernance et développement durable du Mouvement des Caisses Desjardins.

Des femmes leaders…pour la suite du monde!

1. Quelle est ta plus grande ambition?
Dans le contexte d’une transition incontournable vers une économie sobre en carbone, je souhaite contribuer à l’intégration des principes du développement durable chez Desjardins, mais également dans les entreprises en général. Selon moi, le succès de cette ambition repose notamment sur la complémentarité entre les hommes et les femmes. C’est pour cette raison que je souhaite entre autres m’investir dans l’éducation des femmes sur cet aspect. L’enjeu du développement durable est une valeur intrinsèque aux femmes. Lorsque j’ai la chance d’aller dans des groupes de femmes, je les encourage toujours à le prendre en charge, cet enjeu, parce qu’elles ont un rôle déterminant à y jouer.

2. Quand ton ambition est au plus bas, quelle chanson te redonne de l’énergie?Man in the mirror de Michael Jackson. Cette chanson résume bien ce qui me fait vibrer dans la vie: «Si tu veux rendre le monde meilleur, tu dois d’abord te regarder dans le miroir et passer à l’action.»

3. À quel moment as-tu réalisé qu’un de tes talents pourrait te permettre de te démarquer?
Dans les années 1990, le rédacteur en chef de la Revue Desjardins m’a informée que ma chronique sur les enjeux de gouvernance, d’éthique et de développement durable était, après le billet du président, la rubrique la plus appréciée. Je me suis dit que même si j’étais timide, je pouvais réussir à communiquer mes idées et mes passions.

4. Si tu n’étais pas si modeste, de quel bon coup aimerais-tu te vanter?
Il y a une quinzaine d’années, Alban D’Amours, président de Desjardins à l’époque, m’a confié la mission d’intégrer le développement durable dans le modèle d’affaires de notre groupe coopératif. Mis à part le fait que je n’avais ni ressource ni budget, la difficulté de ma tâche venait de l’ampleur de l’organisation et du nombre d’intervenants. Dans ma fonction, je ne pouvais rien imposer: je devais convaincre les principaux leaders. C’est avec beaucoup de persévérance et de force de conviction que j’ai réussi à les convaincre… pratiquement un par un. Aujourd’hui, j’ai une équipe, et le développement durable est spécifiquement dans le plan stratégique de Desjardins. J’ai le sentiment que les efforts n’ont pas été vains même s’il y a encore beaucoup à faire.

5. Isabelle Hudon répète souvent qu’il n’y a pas d’échec, que des demi-succès. Quel est ton plus grand demi-succès?
Mon niveau d’anglais n’est pas suffisant pour bien représenter Desjardins. Lorsque j’ai des invitations en provenance de médias anglophones, je dois les refuser et déléguer une autre personne. Mais si mon anglais est un frein, ça ne m’empêche pas d’avancer pour autant. Par exemple, je suis membre du CA de la Fondation David Suzuki dont toutes les délibérations se font en anglais. J’y joue un rôle actif malgré le fait que je ne sois pas parfaitement bilingue. Je continue à me perfectionner; j’ai des leçons toutes les semaines.

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6. Quelle est ta devise?
«Pense, mais bouge!» À la fin de ma vingtaine, je suis tombée sur le livre Pouvoir illimité d’Antony Robbins. Ce dernier est un motivateur américain assez excentrique, mais son message est clair et simple: «Fixez-vous des objectifs et passez à l’action!» Autrement dit, à bas la procrastination.

7. Si tu pouvais obtenir un nouveau talent en claquant des doigts, quel serait-il?
Celui des langues; pour partager mes idées au plus grand nombre de personnes possible et faire bouger les choses, surtout en ce qui concerne le développement durable. J’ai ce sentiment d’urgence qui m’anime.

8. Professionnellement parlant, qu’est-ce que les années d’expérience t’ont appris?
C’est important de se choisir une grande ambition de vie. On ne peut pas avoir une vie professionnelle épanouie et fructueuse, si on ne s’occupe pas de sa vie personnelle. S’il y a trop de déséquilibre, un malheur arrivera d’un côté et ça nous ralentit pour l’autre. Le fait d’être claire avec ce qu’on veut réaliser nous permet d’avoir un fil conducteur. Des opportunités dans une carrière, il y en aura plein. Il faut apprendre à prioriser celles qui sont en lien avec notre objectif.

9. Quel est le meilleur conseil que tu as reçu?
Tisser des liens authentiques avec les personnes. On ne peut arriver à réaliser nos ambitions toute seule; c’est important de se développer un réseau. Mais le mot «authentique» est très important. Selon moi, il est essentiel d’avoir des liens empreints de considération qui dépassent notre intérêt personnel. Être opportuniste, ça peut fonctionner un temps, mais on finit toujours par frapper un mur.

10. Dans les souliers de quelle femme connue aimerais-tu passer 24 h?
Michèle Obama. Elle est intelligente, attachante et authentique. Elle assure un leadership extrêmement positif et en plus, elle est drôle et adore danser. Quelle belle inspiration!

11. Avec quelle paire de souliers pourrais-tu conquérir le monde ?
J’ai des chaussures noires que j’aime particulièrement. En plus d’être passe-partout, elles sont jolies, féminines et confortables. Que je les porte avec des jeans ou des robes, elles ont toujours le même effet: elles font sourire celles qui les remarquent. Elles sont parfaites pour partir à la conquête du monde!

12. Jusqu’où veux-tu aller avec ces souliers?
Partout où je pourrai aider les autres à passer à l’action!

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