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La fête du travail invisible

29 août 2019 par Isabelle Marquis

À l’occasion de la fête du Travail, je me demande si nous ne devrions pas renommer cette journée. À l’origine créée par les syndicats pour souligner la journée de 9 h des ouvriers (à l’époque, un acquis important), il serait opportun de profiter de ce temps d’arrêt pour mettre en lumière un autre type de travail : le travail invisible des femmes.

Aujourd’hui, le long weekend (post-rentrée scolaire !) symbolise davantage le changement de saison où nous prenons une grande respiration pour passer à travers les trois prochains mois. Nous nous lançons dans une longue course à obstacles!

Et quelle course ! Juste pour nous amuser (ou nous étourdir), voyons à quoi cette liste peut ressembler pour la majorité des mères : dépôt des enfants à l’école ou au service de garde, devoir, lunch (santé, bien sûr !), entretien ménager, activités sportives (des enfants), rendez-vous chez le médecin, épicerie, gestion des microbes et des nez qui coulent, calmer les angoisses et les peines, gérer les chicanes et répondre aux questions existentielles, répéter les mêmes consignes, alléluia !

J’arrête ici.

Vous la connaissez très bien cette liste. Et vous aurez remarqué qu’aucune de ces tâches ne fait référence aux to-do de notre vie professionnelle, à notre désir de se remettre en forme ou encore de passer du temps autour d’un bon repas avec notre amoureux ou nos amies.

Le hic, c’est que nous plongeons inlassablement dans cette même folie, chaque début de septembre, lorsque la fin de la récréation a sonné. Parce que c’est comme ça la vie, que nous nous répétons sans trop de conviction.

Oui, mais notre vie défile pendant que nous nous investissons à soutenir ceux qui nous entourent. Si je parle surtout des femmes ici – loin de moi l’idée de croire que les hommes ne sont pas engagés dans la vie familiale – c’est que les statistiques démontrent que ces tâches leurs incombent encore trop souvent. Une étude de Statistique Canada rappelle que les femmes passent 54 minutes par jour de plus que les hommes à s’occuper des enfants (respectivement 2,3 heures contre 1,4 heure par jour).

Et ce travail invisible a un impact sur nos finances et notre carrière. Nous passons environ 1 h 30 de moins par jour au travail que les hommes. Et ces 90 minutes de plus, nous les passons à faire un travail non rémunéré.

Peu importe où nous nous trouvons sur le large spectre des différents types de mamans – de la mère indigne à la mère spick’n span – nous sommes toutes tributaires de cette liste de tâches et de la charge mentale qui l’accompagne.

Je n’ai pas de solution miracle. Mais nous avons le choix : continuer à empiler nos obligations, se donner des excuses parce que notre carrière n’est pas à notre image ou prendre du recul, déléguer des tâches à notre entourage et décider d’investir en soi.

Investir en soi, prendre une pause et faire un bilan sur nos acquis, sur nos objectifs professionnels, et réfléchir à comment nous voulons exprimer notre ambition, c’est ce que nous vous proposons cet automne avec les programmes de L’effet A.

Êtes-vous prêtes à poser des actions concrètes ? Avant d’être à bout de souffle, il est peut-être temps d’investir en vous comme l’ont fait les 2500 diplômées de L’effet A.

Bonne rentrée !

Isabelle Marquis
Cocréatrice de L’effet A

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