Geneviève Biron

Reprendre le contrôle de sa vie: c’est possible!

14 octobre 2015 par Marie-Ève Bourassa

UN JEUDI MATIN, CHEZ BIRON GROUPE SANTÉ, À BROSSARD
Geneviève Biron a donné rendez-vous aux femmes de sa cohorte dans les bureaux de l’entreprise familiale dont elle est présidente. Elles sont plus d’une vingtaine, issues de différents milieux, prêtes à relever le défi proposé par la jeune leader: démystifier le concept d’équilibre et devenir PDG de sa propre vie. «Si nous identifions clairement ce qui est important pour nous et si nous maîtrisons mieux certaines sphères de nos vies, nous libérerons un temps précieux et nous serons davantage disposées à accepter de nouvelles responsabilités et à relever de nouveaux défis», soutient Geneviève.

Pour guider les filles dans son plan d’entraînement, Geneviève s’est entourée d’une équipe gagnante. À ses côtés, on retrouve Catherine Privé, présidente et chef de la direction de Alia Conseil, leader en développement organisationnel, ainsi que Jean-François Thibault, président-fondateur de Axellite santé globale et coach en développement du leadership et en santé globale.

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En haut: Jean-François Thibault, président-fondateur de Axellite santé globale, associé de Axellite Leadership & Performance, et coach en développement du leadership et en santé globale.


D’ABORD, SE RECENTRER

Pour commencer, Jean-François propose aux filles un exercice qui leur permettra de se recentrer. «En période de stress, on est beaucoup dans notre tête et peu dans notre corps, explique-t-il. Être bien ancré dans notre corps nous permet de prendre plus notre place dans l’espace et augmente notre présence.» Le résultat est palpable dans la salle où, après l’exercice, l’énergie a grandement changé: plus solides, calmes et confiantes, les filles affirment se sentir plus ouvertes.

ACCEPTER LE DÉSÉQUILIBRE DANS SA VIE
«L’équilibre est un mythe», lance d’emblée Catherine Privé. Selon l’experte, il faut essayer de concilier les différentes sphères de notre vie – personnelle, familiale, professionnelle, etc. – selon nos priorités, plutôt que de s’épuiser à atteindre la perfection, cette inaccessible étoile. «On doit accepter que la vie est ponctuée de déséquilibres temporaires et trouver des façons de traverser ces périodes», explique Catherine. Geneviève renchérit: «Il faut faire des choix. Quand je travaille, je me réalise, et c’est une source de bonheur pour moi.»

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En haut à gauche: Catherine Privé, présidente et chef de la direction de Alia Conseil, leader en développement organisationnel. En bas: Geneviève entourée de ses participantes.


«Imaginez que vous avez un grand vase, continue Catherine, et que vous devez y placer de gros cailloux, du gravier et du sable, qui, selon leur grosseur, représentent vos priorités. Si vous placez vos priorités en premier, c’est-à-dire les plus gros cailloux, que vous ajoutez le gravier puis le sable, il n’y aura pas de problème: tout entrera dans le vase. Mais si vous faites le contraire, ce sera beaucoup plus difficile.»

EN FINIR AVEC LA CULPABILITÉ…
Si, à priori, tout ceci semble simple, encore faut-il jongler avec la culpabilité qui mine souvent le courage des femmes, les empêchant de prendre certaines décisions ou des responsabilités supplémentaires. «Est-ce que je passe assez de temps avec ma fille? Est-ce que je suis une mère à la hauteur?» Même Geneviève avoue se questionner fréquemment à ce sujet et être sensible au regard des autres. «Les autres mères ont fait des choix, mais ce ne sont pas les miens! Être à la maison et ne pas travailler peut aussi être culpabilisant pour certaines femmes.»

… ET LA PERFECTION!
Les trois leaders sont catégoriques: pour atteindre les sommets, un QI élevé ne suffit pas. La clé? L’intelligence émotionnelle, cette aptitude à percevoir, à évaluer et à exprimer ses émotions. «Et même si on affirme souvent que les femmes ont une longueur d’avance en la matière, soutient Catherine Privé, elles ont encore du pain sur la planche!» Elles doivent apprendre à mieux gérer leurs émotions et éviter de se laisser influencer par le négatif.

Geneviève Biron abonde dans le même sens et ajoute que les femmes passent trop de temps à s’en faire: «On perd un temps précieux à vouloir plaire ou à s’en faire à la suite à d’un commentaire désobligeant ou d’un événement imprévu. Get over it! Il faut prendre conscience que ce temps pourrait être davantage bénéfique si on l’utilisait pour accomplir ce qui nous importe.» D’après la leader, cette manie de s’inquiéter à outrance pousse également les femmes à se sur-préparer. «En temps normal, j’aurais préparé avec minutie chacune de mes fiches pour la présentation d’aujourd’hui», confie Geneviève. «Là, j’ai décidé de me lancer! Je connais ma matière, tous les thèmes sont identifiés, alors je laisse de la place à l’improvisation!»

Avec de l’entraînement, les femmes sont en mesure de changer leur obsession envers la perfection. C’est d’ailleurs ce que Jean-François veut les pousser à faire: «Il n’est pas facile de changer une habitude, mais avec de l’entraînement, c’est possible. En effet, le cerveau a la capacité de modifier, de créer, voire d’effacer certaines connexions entre les neurones. C’est ce qu’on appelle la neuroplasticité.» D’ailleurs, avant de laisser partir les femmes de la cohorte, Jean-François les encourage à se centrer tous les jours, en notant les changements que cette pratique aura sur leur vie quotidienne et professionnelle.

PROCHAINE ÉTAPE
Les filles quittent la salle avec un devoir: déterminer quel sera leur défi personnel. En d’autres mots, quels seront leurs gros cailloux!

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Avez-vous parfois l’impression que la culpabilité vous empêche de vous épanouir professionnellement?

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