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Finances: 3 règles d’or pour partir du bon pied

5 novembre 2015 par Marie-Ève Bourassa

7e ÉTAGE DE L’HÔTEL ALT, À MONTRÉAL 
Robert Dumas, président de la Financière SunLife pour le Québec, accueille ses participantes avec des données préoccupantes: un sondage national sur le mieux-être au travail révèle que le stress mine grandement la qualité de vie des jeunes travailleurs de 18 à 35 ans. «Et des cinq premières sources de stress, quatre sont reliées aux finances», explique-t-il.

En contrepartie, le même sondage permet d’observer un niveau de stress beaucoup plus bas chez ceux qui possèdent un plan d’investissement concret ou qui font affaires avec un conseiller financier. «Des bases solides, renchérit le leader, ça donne beaucoup plus d’options, particulièrement en début de carrière!»

C’est pourquoi, Robert a invité Diane Bérard, chroniqueur pour le journal Les Affaires et blogueuse pour lesaffaires.com, Élisabeth Préfontaine, directrice pour le Québec de BlackRock iShares, et Nathalie Jacques, planificatrice financière, à parler argent et finances avec les jeunes professionnelles.

FINANCES: 3 RÈGLES D’OR POUR PARTIR DU BON PIED

1. COMPRENDRE SON PASSÉ FINANCIER
Le point de vue de Diane Bérard au sujet de l’argent est rafraîchissant. Pour elle, le rapport qu’une personne entretient avec l’argent raconterait… sa vie! Par exemple, un enfant ayant été témoin de la faillite de ses parents, pourrait, une fois adulte, rechigner à la moindre dépense et avoir tendance à se surprotéger. À l’opposé, quelqu’un à qui l’on n’a jamais parlé d’argent et n’ayant jamais vécu de problèmes financiers, risquerait davantage de devenir irresponsable – financièrement parlant! Pour apprendre à bien gérer son portefeuille, il faut donc comprendre et accepter son passé financier. 

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Diane Bérard, Robert Dumas, Nathalie Jacques et Élisabeth Préfontaine (en ordre sur la première photo) ont tous insufflé un peu de leur savoir aux participantes de L’effet A.

2. BIEN GÉRER SES FINANCES PERSONNELLES… ET CELLES DU COUPLE!
Pour sa part, Élisabeth Préfontaine explique que la réalité financière des femmes a bien changé; les jeunes professionnelles d’aujourd’hui pourraient bien faire plus d’argent que leur conjoint. C’est pourquoi elle conseille aux filles de trouver une entente financière juste et proportionnelle aux revenus des conjoints pour que ceux ayant une disparité salariale importante puissent avoir une saine harmonie financière. Elle conseille également aux femmes d’avoir un budget clair et de le suivre à chaque période de paie, d’avoir un bon plan d’investissement personnel multi-facettes et, encore une fois, de discuter du ratio de revenu avec son conjoint pour un partage équitable des dépenses.

3. S’ENTOURER DE PERSONNES DE CONFIANCE
Nathalie Jacques, abonde dans le même sens, et vulgarise le monde des assurances pour les jeunes femmes en début de carrière. Selon cette femme d’affaires aguerrie, il n’est jamais trop tôt pour souscrire à une protection d’assurance vie et invalidité. Elle affirme que les assurances font partie d’un plan financier, au même titre que l’épargne. Pour y voir plus clair, et parce qu’un plan de protection, c’est personnel, elle soutient qu’il est primordial de trouver un conseiller financier avec qui on a des atomes crochus et avec qui il est possible de développer une relation de confiance. Robert Dumas est d’accord, et renchérit: «Les premiers à vous parler de tout cela seront probablement les gens de votre banque. Mais vous pouvez aller voir ailleurs, magasiner. Un bon conseiller financier devrait parler le même langage que vous, et ne jamais être condescendant.»

Deux bons outils: Pour trouver un conseiller financier indépendant, visitez le site de l’Autorité des marchés financiers et le celui de l’Institut québécois de planification financière.

PROCHAINE ÉTAPE
Les participantes apprendront une panoplie de bonnes pratiques pour faire leur place en affaires. Rien de ceci ne leur a été enseigné à l’école!

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