Dans mes souliers

Dans les souliers d’Annie Talbot

19 octobre 2016 par Marie-Claude Marsolais

Elle est dotée d’une force de conviction qui lui permet d’amasser des millions ! Mais peu importe le projet et les objectifs qu’elle s’est fixés, les relations humaines sont toujours au premier plan. Bienvenue dans les souliers d’Annie Talbot, présidente-directrice générale de la Fondation du Musée national des beaux-arts du Québec.

1. Quelle est ta plus grande ambition?
Soutenir de grands projets culturels, mais aussi les gens qui en font partie : mes collègues, les artistes et les artisans du monde de la culture. J’aime aider les autres à se réaliser. Ça me stimule et c’est extrêmement gratifiant.

2. Quand ton ambition est au plus bas, quelle chanson te redonne de l’énergie?
Summer of 69 de Bryan Adams. À 15 ans, je l’écoutais en imaginant celle que je voulais devenir. Aujourd’hui encore, elle me rend nostalgique et me fait rêver à l’avenir.

3. À quel moment as-tu réalisé qu’un de tes talents pourrait te permettre de te démarquer ?
J’ai réalisé toute jeune que j’avais une grande force de conviction. Un talent qui me suit et qui m’est encore très utile aujourd’hui. Récemment, j’ai convaincu toute une communauté qu’on pouvait rêver à un projet d’envergure internationale comme le pavillon Pierre-Lassonde à Québec. J’ai fait face à beaucoup de scepticisme, mais ça ne m’a pas arrêtée. Mon équipe et moi avons attiré des milliers de donateurs. Quand je crois en une idée, je n’abandonne jamais. Là, j’étais persuadée qu’on avait tout ce qu’il fallait pour réussir.

4. Isabelle Hudon répète souvent qu’il n’y a pas d’échec, que des demi-succès. Quel est ton plus grand demi-succès ?
Plus jeune, j’ai démarré un projet entrepreneurial qui n’a pas abouti. J’ai tout abandonné pour choisir le sentiment de sécurité que m’apportaient les organisations. Le mot « sentiment » est important ici, car en réalité, la sécurité, on se la fait soi-même. Mais ça, je l’ai appris plus tard. Aujourd’hui, je fais mon travail avec une vision entrepreneuriale, une vision de création de richesses.

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5. Quelle est ta devise ?
« Avoir raison avant son temps, c’est comme avoir tort », disait ma grand-mère ! En d’autres mots, même si on est convaincu de la pertinence d’une idée ou d’un point de vue, si on ne le présente pas au bon moment, il pourrait ne pas être entendu. Je l’ai vécu récemment. Le projet d’agrandissement du Musée n’avait pas encore beaucoup de notoriété et malgré cela, j’ai voulu démarrer rapidement le volet « grand public » de la campagne de sociofinancement. J’ai prêché dans le désert longtemps ! Même si ce volet a finalement dépassé nos attentes, j’aurais gagné temps et énergie à être plus stratégique, et à attendre le bon moment pour en parler.  

6. Si tu pouvais obtenir un nouveau talent en claquant des doigts, quel serait-il ?
J’aimerais pouvoir écrire aussi bien que Virginia Woolf. Je suis excellente quand il s’agit de présenter mes idées oralement. Mais si on me demande les écrire, c’est un vrai défi ! Pour pallier cette « faiblesse », je me suis entourée de gens qui ont ce talent.

«Les années m’ont appris l’importance de dire merci et d’être reconnaissante.»

7. Professionnellement parlant, qu’est-ce que les années d’expérience t’ont appris ?
Je ne prends rien pour acquis. Au fil du temps, j’ai compris l’importance de dire merci et d’être reconnaissante. Je me fais un devoir de remercier un à un les bénévoles qui contribuent à la réalisation de nos projets et j’écris personnellement aux personnes responsables des commandites dans les entreprises donatrices pour leur exprimer ma gratitude. Et j’ai la même attitude envers les membres de mon équipe. Cela explique en partie pourquoi, après 25 ans, mon réseau m’est si fidèle.

8. Quel est le meilleur conseil que tu n’aies jamais reçu ?
« La détermination entraîne l’adhésion. » Il ne faut jamais proposer un projet sans détermination. Ça ne fonctionnera pas ! Dans le cadre de mes fonctions, si je ne me sens pas déterminée, je m’arrête et je me demande pourquoi. J’essaie de trouver l’idée ou l’inspiration qui me permettra de foncer avec assurance et conviction.

9. Dans les souliers de quelle femme connue aimerais-tu passer 24 h ?
Dans les souliers d’Eleanor Roosevelt. À une époque où le vote des femmes n’était pas acquis, elle a occupé des postes qui n’avaient jamais existé, comme celui de la présidence de la Commission des droits de l’homme de l’ONU. Elle est très inspirante.

10. Avec quelle paire de souliers pourrais-tu conquérir le monde ?
Je suis une personne classique et réservée. Ces souliers garnis de paillettes m’aident à briller un peu plus que d’habitude, avec classe et élégance.

11. Jusqu’où veux-tu aller avec ces souliers ?
Je voudrais contribuer aux plus grandes organisations culturelles du monde, tout en créant une entreprise ou un projet que je léguerais à mon clan, à mes quatre enfants.

 

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1 commentaire

  1. Danielle White Author

    Bravo madame pour ce qui est déjà fait, on sent l’énergie qui émane de vous dans vos propos. Je ne serais pas surprise que des bottes de sept lieux, bien pailletées vous mènent de par le vaste monde… Je vous admire,

    Danielle White, une vielle dame qui se sent chez-elle au Musée.

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