Histoires inspirantes

Dans les souliers de Christiane Germain

26 juillet 2016 par Marianne Prairie

Christiane Germain a l’entrepreneuriat dans le sang… littéralement! Inspirée par ses parents, propriétaires d’une tabagie et de restaurants, elle a fondé une chaîne d’hôtels pancanadienne, alors qu’elle n’avait aucune expérience dans le domaine. Discussion avec la coprésidente de Groupe Germain Hôtels, une leader qui carbure à l’innovation et à l’excellence.

1. Quelle est ta plus grande ambition ?
Réussir en ayant du plaisir. Au début de ma carrière, je devais réussir pour être indépendante et faire ma marque comme entrepreneure. Aujourd’hui, réussir signifie garder le haut du pavé dans le milieu hôtelier où la compétition est forte. J’éprouve une immense satisfaction à trouver des « twists » créatives et audacieuses.

2. Quand ton ambition est au plus bas, quelle chanson te redonne de l’énergie 
The Best par Tina Turner. Le rythme de cette chanson me donne immanquablement envie de bouger. La chanteuse dégage une telle énergie !

3. À quel moment as-tu réalisé qu’un de tes talents pourrait te permettre de te démarquer ?
Très jeune, j’ai eu à diriger des équipes qui comptaient des gens plus vieux que moi. J’ai découvert que j’avais des qualités de leader. Malgré mon peu d’expérience, je réussissais à réunir tout le monde derrière moi.

4. Si tu n’étais pas si modeste, de quel bon coup aimerais-tu te vanter ?
Je suis très fière de participer à la création d’emplois en bâtissant de nouveaux établissements. Quand je constate que nos hôtels permettent à 900 personnes de bien gagner leur vie, de réaliser leurs rêves et de prendre soin de leur famille, ça me touche beaucoup.

5. Isabelle Hudon répète souvent qu’il n’y a pas d’échec, que des demi-succès. Quel est ton plus grand demi-succès ?
Avant de me lancer dans l’hôtellerie, j’ai eu deux restaurants très populaires avec mon frère. Nous en avons acheté un troisième, et ça a été un flop monumental. Pendant des années, nous avons essayé différentes formules pour sauver l’établissement et rien n’a fonctionné. Cette aventure nous sert encore aujourd’hui. Se croire invincible, c’est dangereux. Depuis, nous sommes plus prudents dans nos décisions d’affaires. C’est une chance d’avoir vécu tout ça avant d’avoir 30 ans !

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6. Quelle est ta devise ?
J’étais très jeune quand j’ai commencé dans le milieu des affaires. Je me disais souvent : « Je vais leur montrer que je suis capable ! » Cette phrase de la jeune Christiane qui voulait et devait prouver qu’elle était à la hauteur des défis, je me la répète toujours quand la pression est forte.

7. Si tu pouvais obtenir un nouveau talent en claquant des doigts, quel serait-il ?
J’aimerais être architecte. Je souhaiterais comprendre davantage cet art que j’adore. J’ai le sens artistique, mais je n’ai jamais développé les habiletés reliées à cette passion.

8. Professionnellement parlant, qu’est-ce que les années d’expérience t’ont appris ?
De ne jamais lâcher. Il ne faut pas sous-estimer notre force intérieure et nos ressources. Ces dernières m’ont aidée à traverser des moments difficiles et me rendent très optimiste face à l’avenir.

9. Quel est le meilleur conseil que tu as reçu ?
Je viens d’une famille d’entrepreneurs, et c’est d’eux que j’ai tout appris. J’ai vu mes parents travailler dur pour mettre leurs idées à exécution. C’est le plus grand apprentissage qu’ils m’ont transmis. T’as beau avoir la meilleure idée du monde, si tu n’en fais rien, elle ne vaut rien. 

10. Dans les souliers de quelle femme connue aimerais-tu passer 24 h ?
Je passerais bien une journée dans les souliers de Martha Stewart. Pour moi, cette entrepreneure est un modèle de résilience. On n’a pas vu d’elle que la perfection… Et malgré les hauts et les bas qu’elle a connus, malgré la prison, elle s’est toujours relevée. 

11. Avec quelle paire de souliers pourrais-tu conquérir le monde ?
Je sens que mes nouvelles chaussures fleuries pourraient me mener loin ! Elles me donnent de la hauteur, elles sont belles, féminines et — très important ! — elles sont confortables. Si je veux conquérir le monde, je dois être bien dans ma peau… et dans mes souliers !

12. Jusqu’où veux-tu aller avec ces souliers ?
Le plus loin possible. Je ne vois pas de limites. Mes souliers et moi, je nous imagine bien faire un petit détour en Europe… J’en serais très heureuse !

 

3 commentaires

  1. Francis tanguay Author

    Merci

  2. Lise Guérin Author

    Très inspirante! un vrai modèle!

  3. Francine Brochu Author

    Je me surprends toujours de lire que même les grands leaders veulent continuer d’apprendre de leurs bons … et mauvais coups.
    J’aime votre message de ne jamais lâcher prise, vous êtes une belle source d’inspiration.
    Merci d’avoir partagé votre histoire!

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