Rallier et influencer

3 raisons de devenir mentor avant d’avoir des cheveux blancs

31 mars 2017 par Katia Tobar

Devenir mentor, ce n’est pas seulement attendre d’avoir des cheveux blancs pour faire profiter de jeunes recrues de votre expérience. Le «mentorat inversé» a émergé depuis quelques années avec l’avènement des réseaux sociaux et la révolution technologique. Il a changé les réalités des organisations. «Il n’est pas rare que les jeunes employés occupant des postes subalternes possèdent une meilleure compréhension de la technologie que leurs supérieurs», indique l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés. Cette réalité est à l’origine d’une démocratisation du mentorat.

À un moment ou un autre de notre carrière professionnelle, nous pouvons tous endosser le rôle de mentor ou de modèle. Encore faut-il reconnaître cette opportunité pour pouvoir l’endosser et savoir ce qu’elle peut vous apporter. Voici donc trois raisons d’exercer un mentorat au cours de votre vie professionnelle.

1. SE POSITIONNER COMME LEADER 
Pour devenir mentor, il est essentiel de bien se connaître. Ayez une compréhension approfondie de vos compétences et de votre rôle au sein de l’organisation dans laquelle vous évoluez.

Amélie Villeneuve, directrice réputation d’employeur et engagement chez McDonald’s a pris conscience de son rôle de leader au cours de sa participation au Défi 100 jours L’effet A. Elle est le leader Canadien au sein de l’équipe McDonald’s mondiale.

«Le Défi 100 jours L’effet A a été un temps d’arrêt pour moi, une inspiration pour me définir comme professionnelle, pour bâtir toujours plus, a-t-elle confié. J’ai compris que je pouvais devenir un modèle pour la relève à l’intérieur de mon entreprise». Cette prise de conscience l’a confrontée à «sa responsabilité face à la génération de femmes qui la suit». (Photo: Amélie Villeneuve)

Comme Amélie, en prenant conscience de votre place de leader, vous faites le bilan de vos réalisations, de vos succès et de votre historique professionnel. C’est cette réflexion qui vous permettra de transmettre vos enseignements. 

2. NOUER DES RELATIONS HUMAINES FORTES
Devenir mentor permet de créer des relations humaines singulières, notamment grâce au lien de confiance qui se noue. En adoptant une écoute active, vous cernerez mieux les besoins de votre mentorée, vous pourrez enrichir vos compétences et développer votre réseau.

Selon un article du Harvard Business Review, L’art de donner et de recevoir des conseils, les mentors «peuvent beaucoup apprendre des problématiques que les personnes leur soumettent».

Isabelle Gauthier Brancoli, avocate en litige pour le cabinet Robinson Sheppard Shapiro et ancienne participante du Défi 100 jours L’effet A, s’investit comme mentor auprès de jeunes femmes de 16 à 21 ans via l’organisme «Ton Avenir en main».

«Je pense que pour être mentor, il faut d’abord et avant tout apprécier le contact humain. J’ai été la mentore d’une jeune camerounaise qui souhaitait envoyer des livres en Afrique, dans son village natal très pauvre. Cette jeune femme intelligente qui n’avait ni soutien ni argent pour pouvoir réaliser son projet a découvert la façon dont il fallait approcher des gens pour obtenir du financement, et la façon de présenter une idée pour bien s’entourer. Nous avons gardé une très bonne relation, et ça fait toujours chaud au cœur», raconte Isabelle.

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3. EXERCER VOTRE INFLUENCE
En devenant mentor, vous exercez «une influence discrète» selon le Harvard Business Review. Vous jouez «un rôle déterminant dans des décisions importantes tout en donnant à d’autres les moyens d’agir.» Sans oublier que «la règle de réciprocité constitue une force de cohésion puissante: proposer des conseils experts crée souvent une dette implicite dont le bénéficiaire n’aura de cesse de s’acquitter».

Cette influence vous permettra de mentorer les ambitieuses de demain. «J’ai décidé d’être mentor puisque je crois en l’importance de former une relève motivée!», explique Isabelle Gauthier Brancoli. «De par la nature de mon travail, je fais beaucoup de relations publiques avec les clients, et j’ai appris à me débrouiller dans un monde professionnel majoritairement mené par des hommes. Évidemment, L’effet A m’a apporté des outils que je peux présenter aux participantes pour les aider à travailler leur confiance, et à bâtir leur leadership à long terme».

Voilà une opportunité de poser un geste pour transformer la culture de votre organisation et du Québec!

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