Et si on gérait notre énergie plutôt que notre temps ?

Et si on gérait notre énergie plutôt que notre temps ?

Alors que nos vies sont bouleversées par la quarantaine et la crise qui nous touche collectivement, les tâches à réaliser s’accumulent, les travaux à terminer en fin de soirée restent bien présents et la conciliation travail-famille est de plus en plus difficile à gérer. Dans tout ce tourbillon, il reste peu de temps pour recharger nos batteries. Or, pour performer, on ne peut dépenser notre énergie de façon linéaire sans récupérer.

Pensez aux athlètes de haut niveau qui passent la majorité de leur temps à s’entraîner et à récupérer pour être à leur meilleur aux compétitions. Les travailleurs ont aussi besoin d’osciller entre la dépense et la récupération d’énergie.

The Power of Full Engagement, un bestseller américain écrit par deux spécialistes de la performance, Jim Loehr et Tony Schwartz, répertorie quatre types d’énergie : physique, émotionnelle, mentale et spirituelle.

Comme on le fait naturellement pour augmenter sa capacité physique, faire le plein des autres types d’énergie nécessite également de passer d’un court moment de stress afin de sortir de sa zone de confort à une période de repos.

Ensuite, on peut recommencer le cycle en augmentant légèrement le niveau de stress. C’est ainsi qu’on peut vraiment atteindre un grand niveau de performance.

Voici l’essentiel de ce livre qui fait réfléchir.

Énergie physique

« Nous survivons avec trop peu de sommeil, en engloutissant du fast-food en chemin, en carburant au café et en relaxant avec de l’alcool et des pilules pour dormir. » Sans nécessairement aller aussi loin, il est facile de couper les coins ronds de sa routine de bien-être.
Or, l’énergie physique est essentielle pour avoir de la vigilance, de la vitalité et être en mesure de gérer ses émotions, de maintenir sa concentration et de penser de façon créative. Elle est influencée par notre respiration, notre alimentation, notre sommeil, les moments de récupération pendant notre journée et notre forme physique. Tout ne peut pas toujours être parfait, mais il faut se reprendre par la suite.

Énergie émotionnelle

Erica R. a beaucoup de succès comme avocate. Toujours sous pression, elle s’inquiète constamment de la qualité de son travail et se sent toujours coupable de donner trop peu de temps à ses garçons de 11 et 13 ans. Elle s’entraine au gym avant que ses enfants se lèvent. Elle déteste ça, mais ce n’est qu’une obligation de plus dans sa longue série de la journée.

La grande question : quelle est la dernière grande joie vécue par Erica ? Réponse : la naissance de ses enfants. Si elle cherche encore, elle pense à son mariage, à son bal de finissants, mais rien dans la dernière décennie.

Or, pour performer, avoir envie de relever des défis et gagner en confiance, il faut vivre des émotions positives. C’est pourquoi il faut s’amuser, se divertir à la maison, mais aussi sortir avec ses amis et passer du temps de qualité avec sa famille. À l’inverse, les émotions négatives comme la frustration, la peur et la tristesse créent du stress, consomment beaucoup d’énergie et se propagent aux autres. Il faut pouvoir en sortir.

Énergie mentale

C’est la capacité à se concentrer sur une tâche. Il faut être réaliste : personne ne peut y arriver pendant des heures. D’ailleurs, personne n’a jamais eu l’idée du siècle en travaillant ! C’est lorsqu’on décroche du boulot – sous la douche, en joggant en discutant avec des gens – que les idées fusent. Pour une concentration optimale, il faut passer fréquemment d’une période de travail rationnel à une pause. La pleine conscience, est d’ailleurs une façon simple et efficace de se recentrer.

Énergie spirituelle

Si notre quantité d’énergie disponible dépend beaucoup de notre énergie physique, notre motivation à la dépenser est plutôt un enjeu spirituel. Pour se dépasser, il faut rester connecté à ses valeurs en contribuant à un projet plus grand que soi. Sans oublier, bien sûr, de passer des moments où la priorité est de prendre soin de soi.

La bonne nouvelle : certaines activités permettent de faire le plein de tous ces différents types d’énergie en même temps. Comme pratiquer le yoga et jouer avec ses enfants. Comme femme hautement performante, il n’y a pas d’excuse de ne pas faire de la place à des activités de récupération dans son horaire. Et de les faire en étant pleinement investie.

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auteure Martine Letarte souriante

Martine Letarte

Autrice

Martine Letarte est journaliste indépendante depuis 2005 pour plusieurs médias québécois tels que La Presse, Le Devoir et Québec Science. Elle a coécrit «Le petit manuel du travail autonome : conseils et témoignages», paru en 2013 aux Éditions La Presse.