Histoires inspirantes

Savoir s’arrêter : la clé du succès de Geneviève Fortier

26 juin 2018 par Amélie Cournoyer

S’arrêter pour faire le point et se remettre en question, une nécessité selon Geneviève Fortier. La première vice-présidente ventes et distribution chez SSQ Assurance appelle ça « se créer de l’espace ». Le but ? S’offrir un moment de réflexion et d’exploration afin de se rapprocher de ses ambitions.

La leader du Défi 100 jours L’effet A en a fait l’expérience ultime l’automne dernier alors qu’elle quittait, sans plan B, son emploi chez McKesson, une organisation qu’elle appréciait et pour laquelle elle travaillait depuis près de onze ans. « J’avais besoin de prendre du recul pour me concentrer sur mes visées professionnelles et explorer les opportunités qui pourraient s’offrir à moi », confie-t-elle.

Loin d’être contre-productif, ce temps d’arrêt lui a non seulement permis de se propulser, mais aussi de réaliser l’un de ses rêves. Elle nous explique.

Geneviève, pourquoi est-ce important d’apprendre à « se créer de l’espace » ?
Pour atteindre nos objectifs de carrière, il faut savoir occuper l’espace avec confiance. Avoir le sentiment qu’on est ancré, qu’on sait pourquoi on fait les choses et comment on va y parvenir. Malheureusement, au rythme effréné où vont les choses, ce n’est pas toujours évident. Prendre les bonnes décisions et voir venir les opportunités nécessitent de l’espace pour la réflexion et l’action.

Comment s’y prend-on pour créer de l’espace ?
Tout le monde n’a pas besoin de quitter son emploi comme je l’ai fait pour se créer de l’espace (rire). Il y a plusieurs façons de le faire. On peut, par exemple, se réserver un moment pour soi au bureau en fermant sa porte une heure ou deux. Ça peut aussi être grâce au sport. D’autres vont se lever une heure avant les enfants le matin afin de prendre du temps pour eux.

Certaines femmes vivent de la culpabilité à s’arrêter, à penser à elles et à leurs besoins. Que voudriez-vous leur dire pour les aider à développer cette aptitude ?
Cette culpabilité, je l’ai moi-même ressentie. Je croyais à l’époque que ce n’était pas correct de me retirer une heure ou deux dans mon bureau pour m’arrêter et faire le point. Je pensais que je devais travailler sans arrêt pour être productive. Or, c’est tout le contraire ! Les leaders les plus productifs dans leur organisation sont ceux qui s’arrêtent pour prendre du recul. Ils ont compris que les moments que l’on se crée pour soi profitent aussi aux autres — à l’équipe et à l’entreprise. Quand on le perçoit de cette façon, ça aide à se déculpabiliser.

Les leaders les plus productifs dans leur organisation
sont ceux qui s’arrêtent pour prendre du recul. Ils ont compris que les moments
que l’on se crée pour soi profitent aussi aux autres.

Pouvez-vous nous parler d’une occasion où vous avez mis ce concept en pratique ?
Quand je travaillais chez McKesson Canada, je réfléchissais régulièrement à la prochaine étape de ma carrière et à la manière d’y parvenir. Un jour, j’ai réalisé que je n’allais jamais au bout de ma réflexion, parce que tout mon temps était occupé à livrer divers mandats. De l’espace, il n’y en avait pas. J’ai compris que si je ne créais pas d’espace pour me donner les moyens de poursuivre mon rêve de diriger une entreprise ou un secteur d’activité dans une grande entreprise, celui-ci ne se concrétiserait probablement jamais ou, à tout le moins, ça prendrait bien du temps. J’ai donc décidé qu’il était temps de quitter McKesson Canada, et ce, sans filet. J’ai sauté dans le vide pour m’offrir le temps de réfléchir et d’explorer.

Quels bénéfices en avez-vous tirés ?
Plusieurs opportunités se sont offertes à moi, et j’en ai créé d’autres. J’ai pris le temps d’approfondir chacune d’elles. Cela m’a permis de faire un choix très éclairé et d’atteindre directement mon but en décrochant le poste de première vice-présidente ventes et distribution chez SSQ Assurance. Quand on crée suffisamment d’espace dans sa tête et dans sa vie, on crée les conditions gagnantes pour que les bonnes choses se produisent pour nous.

Vous êtes une des leaders du Défi 100 jours L’effet A. Quels conseils souhaitez-vous prodiguer aux participantes ?
Le premier, c’est : faites-vous confiance. Quand notre instinct nous amène à remettre en question l’espace que l’on occupe, il faut l’écouter, parce qu’il se trompe rarement. Deuxième chose : faites confiance à la vie. Selon mon expérience, pratiquement toutes les personnes qui ont choisi de redéfinir leur espace l’ont fait pour quelque chose de mieux. Bref, il faut avoir confiance que, si l’on saute dans le vide pour explorer, on trouvera la bonne place, celle qui nous permettra d’aller plus loin.

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Photo : Sandrine Castellan

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