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Savez-vous déléguer?

25 septembre 2017 par Geoffrey Dirat

Savoir déléguer est essentiel lorsque l’on gère une équipe. Pour Manon Poirier, directrice générale de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA), « c’est aussi faire grandir ses collaborateurs et maintenir leur motivation ». Ceci étant, seul un gestionnaire sur trois est considéré comme un bon délégant par ses collaborateurs, observe le professeur à la London Business School, John Hunt, cité sur Forbes. Un seul cadre sur dix saurait vraiment comment responsabiliser les autres.

Et c’est là l’enjeu d’une délégation réussie, dont la finalité n’est pas seulement de laisser tomber quelques tâches. Voici donc quelques conseils pour savoir déléguer efficacement.

1. Quoi déléguer?
En théorie, « tout peut être délégué », affirme Manon Poirier,« sauf ce qui concerne la vision d’entreprise et la culture de l’organisation. Ça, c’est notre rôle et notre responsabilité de gestionnaire. Ça ne se délègue pas », indique-t-elle. Il ne faut pas non plus chercher à se débarrasser des tâches ingrates ou de celles que l’on n’aime pas. Vos employés le savent très bien et ça ne leur envoie pas un message positif. Il vaut plutôt mieux leur confier des missions valorisantes qui vont les stimuler.

2. À qui déléguer?
Pour bien déléguer, il faut bien connaître ses collègues. Manon Poirier propose ainsi de nous poser trois questions avant de confier un projet à un membre de notre équipe : a-t-il les compétences requises, a-t-il la motivation nécessaire et est-il disponible pour le faire? « Sondez-les en amont afin de confirmer leur intérêt pour l’initiative, car la motivation est essentielle », signale la directrice générale du CRHA qui mentionne que la délégation peut aussi être le moyen de développer les compétences d’un collaborateur même si « cela implique des mécanismes de soutien différents. »

3. Comment déléguer?
La réussite d’une délégation passe par la communication. Dès le départ, « il faut être très clair sur les enjeux, les échéances et les paramètres techniques de la mission », recommande Manon Poirier. Pour qu’il n’y ait pas de surprise à la fin, il convient également de préciser le résultat attendu. Le niveau de qualité du livrable doit être clair dès le départ. Il faut enfin définir son rôle de gestionnaire, c’est-à-dire établir les modalités du suivi que vous allez accomplir. « Le soutien est primordial », prévient la spécialiste des relations de travail. « Votre responsabilité, c’est que votre collaborateur ait du succès et que vous leviez les obstacles qui pourraient l’en empêcher. Car au final, vous restez imputable. »

4. Les facteurs clés de succès
La règle d’or est de ne pas mettre son employé en situation d’échec. Autrement dit, il faut déléguer dans de bonnes conditions. On exclut donc de s’y prendre à la dernière minute, ce qui se révèle souvent « plus énergivore qu’autre chose », observe Manon Poirier. Dans la mesure du possible, on évite également de confier des tâches peu valorisantes, pour ne pas dire abrutissantes. Enfin, on lâche la bride. « Il ne faut pas dicter le chemin à ses collaborateurs, mais leur laisser de l’autonomie; sinon ce n’est plus de la délégation », estime la DG du CRHA qui invite néanmoins à mettre des jalons. « L’autonomie, ce n’est pas l’abandon », ajoute-t-elle.

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